Titans, Castle Rock, Maniac...

Les séries à ne pas manquer en 2018.

Crisis on Earth X

Critique du crossover Arrow/TheFlash/Supergirl/Legends

DERNIÈRES INFOS

MOVIE | Star Wars The Last Jedi : Notre critique !

Rédigé par Pravine Barady
Comment parler de cette fin d’année sans évoquer le phénomène mondial qui a ravivé la flamme des fans il y a 2 ans avec Le Réveil de la Force et qui est enfin de retour ? Depuis 1977, la saga est devenue mythique, légendaire, et Le Réveil de la Force a été une réelle déception pour les fans, autant par son contexte de présentation qui devait mettre en avant un univers qui était éteint pendant 10 ans, mais également par son caractère répétitif venant d’anciens films. Et bien, sachez-le, The Last Jedi est totalement différent de tout ce qu’on a pu voir auparavant, c’est un film qui brise littéralement les codes de la saga, pour nous proposer un contenu divertissant et jouissif malgré un côté bourratif inévitable.

Les quelques instants avant le début de ce générique connu de tous est un instant intense, excitant, et incroyable à vivre : le silence est automatique, et remet directement les fans dans le film. Ce qui manquait à Star Wars, c’est une patte particulière, voire d’auteur afin d’offrir une mise en scène originale et différente (George Lucas était figé dans une mise en scène classique, sans surprises). The Last Jedi a des partis-pris venant de Rian Johnson qui sont visibles notamment à travers la réalisation qui met en avant des plans rapprochés sur les différents personnages, à la fois de manière esthétique, mais également de manière symbolique et représentative de l’état d’esprit. Les gros plan sur Kylo Ren sont extrêmement importants, et par ailleurs, Adam Driver est incroyable et bien meilleur dans ce film. En effet, l’esthétique est un point important et essentiel : il y a les films qui esthétisent et rendent beau l’image mais est mauvais à côté, et il y a l’esthétique qui est simplement un avantage visuel, et c’est cette seconde option qui est ici active. Par ailleurs, la prédominance de la couleur rouge est présente à travers le film et représente beaucoup plus que la violence, notamment à travers la planète composée de sel devenant rouge en l’effleurant. Visuellement, ce film est une bombe, et toutes les séquences d’action sont époustouflantes, on retrouve enfin des combats que nous pensions ne jamais revoir, autant au corps à corps, mais également dans l’espace dans les X-Wing.

Ce qui faisait vraiment peur, ce n’était pas de retrouver l’univers, puisqu’il possède des codes qui ont toujours été utilisé, c’était de retrouver une histoire et parvenir à combler les fans avec celle-ci. Et bien Rian Johnson a rendu le film cyclique, pas d’un terme péjoratif, mais il capte notre attention pendant 2h30 en mettant en parallèle des séquences à en couper le souffle, et des dialogues intéressants pour les personnages (qui font avancer l’histoire). Si la guerre était visible petit à petit dans l’opus précédent, celui-ci est direct, il n’y a pas de temps morts, d’ailleurs les survivants de l’armée Rebelle sont de moins en moins nombreux et les enjeux sont présents, il n’y a plus de place à l’échec, et c’est une manière de briser les codes de Star Wars, qui nous a montré des mouvements rebelles qui ont quasiment toujours abouti. La défaite, la déception, la perte d’un proche sont évoquées, nous ne sommes plus simplement face à de simples « morts », ils commencent à peser. Tout comme pour le spectateur.


Si les personnages restent intéressants et le retour de Luke Skywalker est un véritable plaisir (son interprétation est géniale et son personnage vraiment changé), la présence à l’écran de Carrie Fisher est également un hommage intense, elle vole toutes les scènes dans lesquelles elle se trouve. Néanmoins, la partie entre Luke Skywalker et Rey peut paraître longue, et cela fait parti des défauts du film, ce fameux décalage entre les attentes et la réalité. Nous nous attendions à un entraînement intense, mais c’est autre chose qu’il se passe. Snoke fait également parti de cette possibilité de déception, mais c’est une scène nécessaire afin de faire évoluer le personnage de Kylo Ren. Tout comme les révélations autour des parents de Rey, cela va poser problème à certains fans.


Cette partie sera consacrée à de véritables spoilers, alors ne la lisez pas si vous n’avez pas vu le film. Les thématiques du Padawan et de son maître sont de retours, et cela fait un bien fou. Kylo Ren terrasse son maître Snoke, Luke Skywalker a un contact avec son second maître, Yoda. Bien évidemment, la présence du fameux Yoda a provoqué un amour profond des fans, surtout que sa présence est intelligente (nous avions déjà vu Obi-wan de la même manière, son « âme »). Quant à Snoke, la déception est présente puisqu’on s’attendait au moins à un combat entre Rey & Kylo vs Snoke, le grand méchant qui nous avait été teasé a disparu mais ce n’est pas vraiment le problème, il aurait peut-être fallu nous montrer un combat contre lui. Quant à la présence de la force en Leia ne pose pas problème, c’est assez naturel au final vu qu’elle est la sœur de Luke, mais c’était légèrement déplacé de la faire agir ainsi alors que nous n’avions jamais vu Leia utiliser la force… La grosse polémique va résulter de la fin du film, la mort d’un héros et d’un personnage incroyable : Luke Skywalker. Il est mort comme son maître, et nous savons pertinemment qu’il sera présent à travers Rey, comme l’était Obi-wan et Yoda à travers Luke, mais sa présence nous manquera. La prestation de Mark Hamill dans le film était incroyable. Jusqu’où Kylo Ren va t’il s’engouffrer dans le côté obscur tout en gardant en lui une part de lumière ? Rey parviendra-t-elle à sauver l’univers en entraînant de nouveaux Jedi ?

Note : 8/10. En bref, The Last Jedi est une bombe visuelle dotée d’un fan-service bien maîtrisé et d’une histoire prenant malgré le fait qu’elle puisse être répétitive et bourrative. 

Bande-annonce : 


Audiences US Mercredi 13/12 : Riverdale stable, Star en hausse !

Audiences US mercredi 13/12/17

20h
The Goldbergs (ABC) : 6,10 M - Taux 1,6
Riverdale (CW) : 1,42 M - Taux 0,5
Empire (FOX) : 5,95 M - Taux 1,9

20h30
Speechless (ABC) : 4,58 M - Taux 1,1

21h
Modern Family (ABC) : 5,91 M - Taux 1,7
Dynasty (CW) : 0,72 M - Taux 0,2
Star (FOX) : 4,16 M - Taux 1,3

21h30
American Housewife (ABC) : 4,82 M - Taux 1,3

22h
Designated Survivor (ABC) : 4,39 M - Taux 0,8

The Punisher renouvelée pour une saison 2 !

Après sa sortie le mois dernier, Netflix annonce le renouvellement de la série Marvel "The Punisher".

La série avec Jon Bernthal obtient donc une seconde saison sur Netflix. Egalement prévu, "Jessica Jones" saison 2, "Daredevil" saison 3, "Luke Cage" saison 2 et enfin, "Iron Fist" saison 2. Toutes les séries Marvel de Netflix seront bien de retour en 2018 et plus.

Audiences US Lundi 11/12 : The Gifted stable, Lucifer en baisse !

Audiences US du lundi 11/12/17.

20h
Kevin Can Wait (CBS) : 6,34 M - Taux 1,1
Lucifer (FOX) : 3,36 M - Taux 0,8

20h30
Man With a Plan (CBS) : 5,68 M - Taux 1,0

21h
Superior Donuts (CBS) : 5,22 M - Taux 0,9
Valor (CW) : 0,77 M - Taux 0,2
The Gifted (FOX) : 2,79 M - Taux 0,8

21h30
9JKL (CBS) : 4,33 M - Taux 0,7

22h
Scorpion (CBS) : 5,91 M - Taux 0,9

The Good Doctor : Entre Dr House et Grey’s Anatomy, le succès de la rentrée aux US !

Rédigé par Mickael Lebrun
Tous les ans, début septembre, le challenge est le même pour les networks américains, décrocher la nouveauté à succès de la saison. Après This Is Us l’an dernier sur NBC, c’est au tour d’ABC d’être sur le devant de la scène avec The Good Doctor. Rassemblant en moyenne 10 millions de téléspectateurs tous les lundis et montant jusqu’à 18 millions en J+7, elle s’inscrit parmi les valeurs sûres de la TV américaine aux côtés notamment de NCIS ou de The Big Bang Theory.

The Good Doctor est une série suivant les premiers pas du chirurgien Shaun Murphy, autiste et atteint du syndrome du savant qui tente de s’intégrer à son équipe. Incarné par l’excellent Freddie Highmore (Bates Motel), qui donne toute la crédibilité à son personnage, va réussir à vous émouvoir. En effet, durant les dix premiers épisodes, vous allez rire, avoir les larmes aux yeux ou encore être en colère, mais pas seulement. Cette série a pour mérite de mettre en avant cette maladie qu’est l’autisme et de montrer combien il est difficile pour ces personnes de s’intégrer et de se faire accepter par cette société où tout écart à la normale est discriminatoire. L’avantage de The Good Doctor est de réussir à traiter ce sujet avec humour. Étant socialement décalé des autres, les réponses de Shaun peuvent nous faire exploser de rire par son apprentissage de la communication humaine. Il ose également exprimer ce que tout le monde pense tout bas à ses supérieurs et ça on adore ! Mais attention, on ne rigole pas pour se moquer de Shaun, mais plutôt pour l’incompréhension des autres personnages. La série arrive à nous mettre dans la peau de Shaun et de comprendre son point de vue en tant qu’autiste.

Les traits de caractère du personnage principal ne sont sans rappeler un autre médecin : le Dr House avec son humour rien qu’à lui et son côté peu conventionnel. Coïncidence ? Eh bien non puisque le créateur et showrunner de The Good Doctor n’est autre que David Shore, le créateur de Dr House. C’est un plaisir de retrouver ce trait de caractère au sein d’un nouveau médecin sans pour autant être une simple copie. Comme au sein de Dr House, Shaun nous expose ses connaissances, à la différence que ce dernier doit faire accepter ses idées par ses supérieurs contrairement à House qui était déjà le boss. C’est là que l’intérêt de l’autisme rentre en compte, car on peut voir à quel point la discrimination est présente. A proposition équivalente, c’est celle de l’un de ses collègues qui sera retenue, mais cela n’empêche pas notre personnage de baisser les bras. Ceci est gage d’espoir et de motivation pour les téléspectateurs atteints d’autisme sur leur capacité d’intégration, mais aussi pour toute personne atteinte de discrimination. Tout au long des épisodes, on suit l’évolution de ce personnage qui tente de se faire accepter par son talent mais aussi qui essaye de comprendre les autres, à savoir le comportement « normal » des gens qui l’entourent. C’est ce côté humain qui nous fait penser à Grey’s Anatomy. Il y a une réelle storyline au sein de la série, on suit les personnages, leurs histoires, il n’y a pas que du médical et c’est aussi ça que l’on apprécie dans The Good Doctor. Les différentes relations qu’entretient Shaun avec les autres personnages de la série et ses situations rocambolesques sont très agréables à suivre, en particulier celle avec sa voisine qui est malheureusement peu présente pour le moment. L’autre ressemblance avec Grey’s Anatomy est l’environnement de travail au sein de l’hôpital et de voir évoluer Shaun et ses collègues à l’instar de Meredith et ses amis en tant qu’interne. De plus, à chaque épisode, nous avons un cas médical différent qui fait vivre à nos personnages toutes sortes de défis aussi bien professionnels que personnels. Le mid season final traite d’ailleurs un sujet d’actualité avec le harcèlement sexuel au travail et les conséquences qui s’en suivent aussi bien pour les victimes que pour les personnes qui tentent de les protéger. The Good Doctor est une série qui n’hésite pas à parler de sujet parfois tabou. Toutefois, jusqu’à maintenant, les sujets traités sont restés assez légers, sans heurter l’opinion du téléspectateur. Reste à savoir si la série à le désire de provoquer le téléspectateur en allant au fond des sujets qu’elle propose.

The Good Doctor est donc la bonne surprise de la saison que l’on n’attendait pas. ABC semble même avoir trouvé le successeur de l’irremplaçable Grey’s Anatomy qui jusqu’à maintenant dominait le genre sans concurrent potentiel. The Good Doctor, qui a été l’une des premières séries de la saison à avoir obtenu une saison complète, reviendra de sa pause hivernale le 9 Janvier 2018, l’occasion de (re)visionner les dix premiers épisodes ! 



Jessica Jones : Un trailer et une date pour la saison 2 !

Surprise, Netflix dévoile une première bande-annonce et une date de sortie pour la seconde saison de "Jessica Jones".

La saison 2 de "Jessica Jones" sera disponible le 8 mars 2018 sur Netflix.

MOVIE | Coco : Notre critique !

Rédigé par Pravine Barady
Quelles sont les limites du cinéma d’animation ? C’est une question qu’on ne se posera pas pour le moment puisqu’il est dans une ère de succès à la fois commercial et filmique. Coco est sans aucun doute un des meilleurs films de l’année, mais c’est également une grande réussite pour Disney Pixar après Vice-Versa, qui fut un véritable succès. Lee Unkrich s’est occupé de ce projet, et comme à son habitude, il ne déçoit pas (Toy Story 3, Cars, Le Monde de Nemo…).

Synopsis : Au Mexique, lors du traditionnel Jour des morts, Miguel, 12 ans, tente coûte que coûte d’accomplir son rêve et de devenir musicien.

Coco est une claque sidérale et sans comparaison. Sans parler de son statut en tant qu’un des meilleurs films de l’année, c’est également un des films d’animation les plus tristes qui puissent exister. Préparez-vous à sortir les mouchoirs parce qu’il pourrait transpercer la carapace des plus coriaces. Si Coco est une aussi grande réussite, c’est pour sa créativité : depuis quelques années, les films d’animations essayent d’aller plus loin que les Disney que nous connaissions en grandissant : les princesses banales sont exclues, et les sujets sont plus particuliers, et ainsi plus attrayants. Qui a envie de voir un film d’animation aussi médiocre que la Reine des Neiges toutes les années ? La fête des morts passionnent les étrangers pour sa vision que nous avons d’elle, avec les déguisements, les maquillages, c’est une forme d’Halloween pour nous. Mais Coco va beaucoup plus loin que nous donner quelque chose qui nous plaît, il va nous offrir une clé à la compréhension de la culture mexicaine, c’est une ode à la famille et à la musique.

Exceptionnel à tous les niveaux, Coco se démarque tout d’abord par son histoire, celle de Miguel, un enfant attachant que nous suivons à travers des périples dans le monde des morts, un monde incroyable puisque les morts s’y trouvent, mais c’est un Pixar, et non pas simplement un Disney, le film va beaucoup plus loin que cela, puisqu’il creuse en profondeur des thématiques comme la perte des proches, la disparition des mémoires… Et si la mort est un thème macabre, il est dans ce film lié à des sujets plus probants à la joie comme la musique et le partage. Des chansons qu’on pourrait chanter à ses côtés, cela faisait un petit moment que nous n’avions pas eu de chanson marquante, on pourrait sans aucun douter réciter quelques paroles de « Ne m’oublies pas » après le film. Visuellement, c’est une bombe qui explose à travers ce monde qui brille de mille feux. Les thématiques et les morales sont évolutives, elles ne restent jamais figées : elles sont sans cesses justes parce qu’elles ne viennent pas seulement illustrer des propos, mais elles s’ancrent en nous et évoluent au fur et à mesure que le film avance.

Note: 10/10. En bref, Coco livre une expérience cinématographique émouvante à travers un bon traitement de la psychologie des personnages et le développement de thématiques profondes et universelles qui nous touchent tous.

Bande-annonce : 


Les critiques // The Gifted : Saison 1. Episode 9. OutfoX.

Rédigé par Julie Debelfort
Après une semaine d’absence, la série Marvel de Fox revient pour son neuvième épisode, et décide de bouger radicalement les choses pour le Mutant Underground.

Jusque là, nos mutants de The Gifted étaient restés relativement saufs. Du moins, on se doutait qu’ils n’allaient pas mourir ou tous se faire capturer d’un seul coup. Quand bien même Polaris a passé quelques temps en prison, et Reed en détention, le petit peuple avait trouvé un moyen de les sauver. Mais la fin de outfoX précipite relativement les choses alors que Sonya, Clarice et les enfants Strucker s’attaquent à une centrale nucléaire et se font tous prendre, sous les yeux (et la détresse) de Caitlin et son époux. C’était probablement le twist qu’on n’attendait pas, avec pas moins de quatre des personnages principaux qui se font avoir par le Sentinel Services, alors que leur mission semblait aussi élaborée, ou presque, que celles effectuées dans les épisodes précédents. Il fallait bien avouer que les devinettes de l’Agent Turner étaient poussées, et qu’on était loin de se dire que ce personnage avec tout d’un coup un sens de la divination hors du commun puisse se faire quatre mutants aussi facilement. Mais apparemment, on a eu tort, et voici que deux des mutants les plus puissants réunis, avec Blink et Dreamer, se retrouvent entre les mains du Sentinel Services. Si Clarice est sûrement la plus à plaindre, elle qui les avait déjà fuit au début de la saison, on se demande bien ce que l’organisation réserve à ses compères. La plus grosse crainte, pour nous spectateurs, sera de voir se répéter tout le jeu de Turner avec ses suspects, dans l’unique but de coincer tout le Mutant Underground. Surtout qu’avec le docteur Campbell salement amoché, les Struckers échapperont sûrement à sa curiosité malsaine – quoi que, avec une série Marvel, tout peut arriver. 

Dans tous les cas, les dés sont jetés, pour le meilleur comme pour le pire. On ne doute pas que ça va permettre à Caitlin d’évoluer, en mal comme en bien. Soit elle peut se renfermer dans sa détresse et pleurer à tout va, ce qu’on n’espère pas. Soit elle peut se renforcer à un level supérieur, comme elle l’avait fait pour Reed alors détenu par le Sentinel Services, et dévoiler ainsi une nouvelle facette d’elle-même. Et c’est probablement ce qu’on attend le plus avec ce personnage, alors qu’elle a été un coup attractive et un coup lassante, selon le fil de ses émotions. L’autre point fort de cet épisode, en parallèle, relevait surtout du développement du pouvoir combiné des Struckers. Lauren et Andy ont donc véritablement les mêmes dons que leurs ancêtres, et c’est assez effrayant de voir à quel point sa puissance arrive même à faire flancher Lauren du côté de la destruction, si l’on peut parler ainsi. En tout cas, la grosse surprise, en plus du twist final, aura été de voir les rôles des frère et sœur échangés. Tandis que Lauren voulait céder à la puissance de leur nouveau pouvoir, Andy est celui qui a osé prendre les responsabilités et éviter de commettre des dégâts, et surtout des morts. Une inversion de rôles assez surprenante, donc, et bienvenue, puisqu’elle va permettre de donner un peu plus de relief aux deux ados, alors coincés sensiblement sur une seule et même facette : la grande sœur sage et protectrice, presque trop adulte déjà, pour Lauren, et le petit frère mal dans sa peau et avec des envies de tout casser pour Andy. 

Enfin, on aura pu en découvrir un peu plus sur Esme, et sur la manière désobligeante dont elle a su se servir de ses pouvoirs sur les autres. Si dans l’épisode précédent, elle intriguait et attirait la sympathie, son jeu de manipulation malsain dans outfoX l’aura largement fait baisser dans notre estime. Certes, ses motivations sont compréhensibles, mais quand on est témoin de la manière dont elle use les gens, on ne peut s’empêcher de douter de ses intentions, alors qu’elle voulait se rendre à tout prix à Task Industries. Un personnage qui sera donc encore à étoffer dans les épisodes suivants, et qui nous réserve, à tous les coups, des surprises, bonnes comme mauvaises.

Note : 7/10. En bref, un épisode bien, comme toujours, qui donne le ton et qui adopte un tout nouveau niveau alors que la fin nous coupe le souffle, avec la capture de pas moins de quatre personnages principaux de The Gifted.

Audiences US Jeudi 7/12 : Arrow au plus bas, Gotham stable !

Audiences US du jeudi 7/12/17

20h
The Big Bang Theory (CBS) : 14,25 M - Taux 2,8
Supernatural (CW) : 1,74 M - Taux 0,5
Gotham (FOX) : 2,56 M - Taux 0,8

20h30
Young Sheldon (CBS) : 12,46 M - Taux 2,2

21h
Mom (CBS) : 8,82 M - Taux 1,4
Arrow (CW) : 1,33 M - Taux 0,4
The Orville (FOX) : 3,54 M - Taux 0,9

21h30
Life in Pieces (CBS) : 6,48 M - Taux 1,1

22h
SWAT (CBS) : 6,20 M - Taux 0,9

Les critiques // Supergirl : Saison 3. Episode 9. Reign.

Rédigé par Julie Debelfort
Le mid-season finale de Supergirl a été diffusé cette semaine sur la CW. Et qu’on se le dise, Reign est probablement un des meilleurs antagonistes de Kara Danvers à ce stade de la série.

L’épisode Reign aura eu un des plus gros mérites de la série à ce stade : celui de nous offrir un combat épique, à nous couper le souffle, alors que les personnages principaux s’échangeaient des coups impressionnants, plutôt admirablement rendus par les effets spéciaux. Ce combat n’aura rien eu avoir avec celui de Supergirl contre Overgirl, qui était certes bien joué, mais pas plus approfondi que cela. Non, Reign versus Supergirl, c’était probablement le duel le plus équilibré, le plus intense que la série ait eu à nous partager jusque là. Et on ne dit pas ça parce que les FX étaient plutôt bien tenus. Non, il était surtout impressionnant dans le sens où jusqu’au bout, le suspense aura été tenu. Les échanges de coups auront été longs, bien balancés, à tel point qu’il était impossible de prédire un gagnant parmi les deux femmes, du moins, jusqu’à ce que Reign fasse saigner Kara, devant tout un public ébahi. Le combat aura été rude, la destruction aura été de mise aussi. On ne doute pas que cela va laisser un impact sur tout National City, surtout un soir de noël, alors que Kara et Samantha se seront affichées intransigeantes, presque effrayantes à la manière qu’elles avaient de s’affronter sans se soucier des dégâts et des gens laissés derrière elles. 

Mais Reign n’était pas très bon que grâce à cette scène. L’épisode aura à la fois été d’une force brutale que d’une délicate douceur, alors que des liens profonds ont été montrés et démontrés à l’écran. Kara, Lena et Samantha auront fini par former un trio d’amies soudées, devenuestrès proches au fil des derniers mois, et il semblait important de le mettre en valeur, avant que Samantha ne se laisse absorber par son alter-ego destructeur de monde. Cela prouve ainsi que le personnage en lui-même, aussi bien en tant que Samantha que Reign a, et aura, un fort impact sur Kara. C’est véritablement un personnage à la hauteur de Supergirl, dans tous les sens du terme, aussi bien émotionnellement que physiquement. L’un des plus aptes à la comprendre et à la déjouer, ce qui est assez contradictoire, mais qui fait justement toute la beauté de ce vilain. Au final, prendre le temps d’exploiter la transition de Samantha en Reign pendant plusieurs épisodes était le choix idéal pour les scénaristes. Une superbe façon de dépeindre Reign comme un personnage important, mais surtout de ne pas la limiter à seulement être la méchante de service. Sam est un personnage fort, à part entière du show, et honorée par Odette Annable qui remplit son rôle avec justesse.

L’épisode n’aura toutefois pas été parfait, malgré des scènes secondaires agréables, et on pense notamment à la scène de noël chez Kara, avec M’rynn et J’onn, J’onn et Winn également. Egalement, il a été judicieux d’expliquer rapidement pourquoi Mon-El et Imra se retrouvent sur la Terre, et à la même année que Kara, sans pour autant en faire l’intrigue principale de l’épisode. La Légion est amenée doucement dans cette saison, et on sent que c’est la bonne chose à faire, afin qu’elle soit bien développée sans trop en faire d’un coup. Toutefois, la romance sortie de nulle part entre James et Lena, le triangle amoureux entre Kara, Imra et Mon-El auront été la touche de trop, la tension non nécessaire à cet épisode. Si on n’a rien contre le fait que le meilleur ami de Superman, qui n’avait jamais cru en un Luthor avant ça, finisse avec Lena (quelle ironie, doit-on rire ou pleurer?), on aurait au moins aimé que la chose soit amenée plus subtilement, et soit jouée plus finement afin de paraître un tantinet cohérente. Quant au triangle amoureux, on souffre assez de cette malédiction dans toutes les séries du genre, pourrait-on s’en passer pour une seule et unique fois ?

Enfin, Morgan Edge aura fait de nouvelles apparitions dans ces quarante minutes, mais on doit bien le reconnaître. Maintenant que Reign s’est accomplie, Morgan paraît soudain bien fade. Il a des traits caractéristiques assez similaires à ceux de Maxwell Lord dans la saison une, le charisme en moins. Non pas qu’il soit totalement détestable, mais si son apparition première était intrigante, plus il apparaît dans la série, moins il est appréciable, moins il possède de relief. Et c’est dommage, car le personnage pourrait être bien plus qu’un simple antagoniste haineux de Lena pour une raison puérile, et qui range Supergirl dans le même sac. 

Note : 7/10. En bref, malgré quelques points noirs, et l’absence étrange de mention du crossover Crisis On Earth X, ce qui est assez navrant, Reign aura été un excellent épisode. Le développement de celle-ci qui arrive à son accomplissement est jouissif, et le combat, encore une fois, nous en aura mis plein la vue.

Audiences US Mercredi 6/12 : Riverdale stable, Empire en hausse !

Audiences US du mercredi 6/12/17

20h
The Goldbergs (ABC) : 5,40 M - Taux 1,5
Riverdale (CW) : 1,46 M - Taux 0,5
Empire (FOX) : 5,70 M - Taux 1,8

20h30
Speechless (ABC) : 4,25 M - Taux 1,1

21h
Modern Family (ABC) : 5,78 M - Taux 1,7
SEAL Team (CBS) : 6,82 M - Taux 1,1
Dynasty (CW) : 0,69 M - Taux 0,2
Star (FOX) : 4,01 M - Taux 1,2
Law and Order SVU (NBC) : 6,19 M - Taux 1,3

21h30
American Housewife (ABC) : 4,56 M - Taux 1,2

22h
Designated Survivor (ABC) : 3,91 M - Taux 0,7
Criminal Minds (CBS) : 5,28 M - Taux 0,9
Chicago PD (NBC) : 6,47 M - Taux 1,2

Audiences US Mardi 5/12 : The Flash et Legends of Tomorrow en baisse !

Audiences US Mardi 5/12/17

20h
The Middle (ABC) : 5,76 M - Taux 1,2
The Flash (CW) : 2,21 M - Taux 0,8
Lethal Weapon (FOX) : 4,48 M - Taux 1,0

20h30
Fresh off the Boat (ABC) : 3,76 M - Taux 0,9

21h
Black-ish (ABC) : 4,01 M - Taux 1,0
Legends of Tomorrow (CW) : 1,63 M - Taux 0,6
The Mick (FOX) : 2,48 M - Taux 0,8
Will and Grace (NBC) : 7,13 M - Taux 1,8

21h30
The Mayor (ABC) : 2,74 M - Taux 0,7
Brooklyn Nine-Nine (FOX) : 1,95 M - Taux 0,7

22h
Kevin Probably (ABC) : 2,64 M - Taux 0,6
Chicago Med (NBC) : 6,55 M - Taux 1,1

GAMING | Injustice 2 : Un trailer gameplay pour Atom !

Après avoir été dévoilé dans le trailer du Fighter Pack 3 aux cotés de Enchantress et Teenage Mutant Ninja Turtles, le personnage Atom obtient son propre trailer. 

Atom sera disponible le 12 décembre sur Xbox One et PS4 dans "Injustice 2". 


Audiences US Lundi 4/12 : Supergirl et The Gifted en baisse, Lucifer et The Good Doctor stable !

Audiences US du lundi 4/12/17

20h
Supergirl (CW) : 1,76 M - Taux 0,5
Lucifer (FOX) : 3,44 M - Taux 0,9

20h30
Man with a Plan (CBS) : 6,32 M - Taux 1,1

21h
Superior Donuts (CBS) : 5,50 M - Taux 0,9
Valor (CW) : 0,99 M - Taux 0,2
The Gifted (FOX)  2,79 M - Taux 0,8

21h30
9JKL (CBS) : 4,65 M - Taux 0,8

22h
The Good Doctor (ABC) : 9,41 M - Taux 1,7
The Wall (NBC) : 4,75 M - Taux 1,0

Les critiques // Agents of SHIELD : Saison 5. Episode 1 & 2. Orientation.

Rédigé par Julie Debelfort
Après une excellente quatrième saison, qui mélangeait surnaturel et technologie, nos agents du SHIELD sont de retour pour une cinquième saison placée sous le signe de l’espace.

L’espace. Comme le dit si bien Mack dans le season premiere, c’était bien la seule chose encore jamais tentée par la série. Orientation se sépare donc en deux parties, avec, au bout du compte, une bien meilleure que l’autre. La première partie, instaurant plus ou moins les bases de l’intrigue prévue pour cette saison, mais demeurant quelques peu floues, aura surtout misé sur l’humour pour débuter les nouvelles aventures du SHIELD. Sans être un mal, le côté comique fut parfois ressenti comme poussif, bien que, dans un autre sens, il apportait une fraîcheur nouvelle qui avait le mérite de se démarquer de la saison précédente, très sombre. Mack et Coulson seront donc les deux rigolos de service, tandis qu’on en découvre un peu plus sur ce qui va constituer l’histoire de la cinquième saison : à savoir que nos agents se situent vraisemblablement dans l’espace, sur une base dirigée par des Kree. Si ce n’était que ça, tout irait très bien. Sauf qu’on apprend à la fin du premier épisode que notre équipe a littéralement voyagé dans le futur, par le biais d’un monolithe blanc, et se retrouve donc mêlée à ce qui reste de l’humanité, puisque la planète Terre a été complètement détruite.

Le scénario est donc assez osé pour ce début de saison cinq, presque inimaginable. Au début, on se demande presque ce qu’on fumé les scénaristes à vouloir nous plonger dans une histoire aussi tirée par les cheveux, mais au final, avec Orientation Part 2, on finit par se prendre au jeu. Et il faut bien le dire, après l’échec cuisant d’Inhumans, il était temps qu’Agents of SHIELD prenne la relève sur ABC et surtout, exploite véritablement l’univers offert par Marvel. Ainsi, c’est l’épisode deux, d’ores et déjà plus sérieux que le précédent, qui nous plonge plus passionnément dans l’intrigue nouvelle d’Agents of SHIELD, avec une présentation du fonctionnement du monde à l’ère des Kree dans l’espace. Si le gros plot twist finit par être assimilé au bout de ce season premiere, de grandes questions demeurent, dont une plus que n’importe quelle autre : où est Fitz ? Fitz semble décédé à l’époque actuelle, puisque notre équipe se retrouve dans le futur, et qu’il est le seul, pour une raison inconnue, à ne pas avoir subi le grand saut temporel. Mais tout de même. Fitz mort, absent de plusieurs épisodes de la série ? Voilà qui est nouveau, et on se demande ce que les scénaristes ont bien pu prévoir pour ce personnage qui avait tant de culpabilité à porter depuis la saison précédente, et qui est resté coincé dans le passé, ou plutôt toujours dans le présent. On imagine en tout cas que ce sera grâce à Fitz qu’une partie de  la saison pourra se passer dans le présent, celui qu’on a toujours connu en tout cas, mais rien n’est encore précis à ce stade de la série.

En l’absence de Fitz, néanmoins, on aura fait la connaissance de plusieurs nouveaux personnages, des humains purement futuristiques, si l’on peut dire, habitués à vivre sous le joug des Kree. On croise donc Deke, étrange voleur et arnaqueur, teneur d’un bar hallucinogène, qui ne semble pas beaucoup aimer nos agents. Qui semble également avoir emprunté un petit côté à Star Lord, par ses habits et son casque, mais passons. Ce qui ressortira surtout de ce personnage, c’est justement sa capacité à recréer la framework de la saison passée pour en faire son business, et la révélation   accordée à Daisy : et oui, une nouvelle fois, Quake aura de quoi s’en mordre les doigts, puisqu’il semblerait qu’elle soit la cause de la destruction totale de la terre. Oui, rien que ça. En attendant d’en savoir plus, on rencontre également Tess, survivante aguerrie, qui s’est pliée sans mal aux nouvelles règles de ce qui reste de la société humaine. C’est basiquement grâce à elle qu’on en apprend plus sur le fonctionnement des Kree, et des Metrics que portent chaque humain au poignet (littéralement à travers du poignet même), qui permettent aux aliens de les contrôler. Les Kree ont donc droit de vie et de mort sur tout humain, et chantonnent un mantra assez creepy (une vie due, une vie gagnée, etc etc) tandis que c’est avec les Metrics qu’ils scellent le sort de leurs esclaves. Enfin, Kassius, Kree obsédé par la perfection, fait également son entrée dans l’épisode deux, et risque d’avoir un rôle important tout le long de cette saison, puisqu’il représente l’ennemi.

Note : 7/10. En bref, un très bon double épisode, malgré les premières quarante minutes quelque peu hasardeuses, qui permet à Agents of SHIELD de se renouveler. Fini les grands vilains habituels tels que Hydra ou les Inhumains ou autre organisation malsaine. Nous voilà dans l’espace, face à de véritables aliens, et qui plus est dans le futur. Autrement dit, cette cinquième saison s’annonce énorme, si toutefois elle sera autant à la hauteur que celle de l’année passée, déjà fort excellente.