MOVIE | Tomb Raider : Notre critique !

Rédigé par Pravine Barady
Si Lara Croft est devenue un modèle d’héroïne badass, c’est grâce à la filière de jeux vidéos Tomb Raider. Le cinéma a également un rôle à jouer dans la conception de ce personnage mythique puisqu’Angelina Jolie campait ce rôle dans quelques films (de très mauvais films). C’est dans cette ère du reboot et des remakes qu’une nouvelle femme interprète cette fameuse héroïne.

Synopsis : 7 ans après la disparition de son père, Lara Croft trouve l’occupation secrète de celui-ci l’ayant probablement mené à l’île de Yamatai.

Si les jeux vidéos de cette licence sont exceptionnels et ont évolué visuellement, les films ne tiennent pas la route. Il y a un an sortait le désastreux film Assassin’s Creed, alors l’adaptation des jeux vidéos sont à la fois un défi et presque impossible à mener à bien. C’est ce que l’on voit encore avec ce nouveau film. Nous devons souligner la première partie de ce film, absolument exceptionnelle, divertissante et prenante. On découvre le quotidien de Lara, puis l’évolution de sa vie lorsqu’elle découvre les projets secrets de son père. On prend beaucoup de plaisir à découvrir cette facette de sa vie où l’humour et l’action sont gérés parfaitement. La scène du vélo où elle est pourchassée et celle qui met en avant les japonais qui lui volent son sac sont particulièrement réussies.

Paradoxalement, dès lors que l’on entre dans la partie principale dans l’île, le film perd tout ce qu’il a construit avec succès plus tôt. Les énigmes sont expédiées comme si elles étaient logiques, l’antagoniste se révèle être cliché, et tout, du début à la fin, est prévisible. Sans oublier l’aspect émotionnel que tente de développer le film à travers la relation entre Lara et son père, mais que le film contredit à plusieurs moments, notamment à la fin où on se rend compte qu’il n’a aucune utilité tant l’acceptation est illogique. Les scènes d’actions n’ont pas d’originalité, restent incohérentes (les personnages cherchent la complexité alors qu’ils peuvent expédier certains combats plutôt facilement) et certains fonds verts trahissent l’aspect réaliste et archéologique (la scène dans l’eau).

Néanmoins, le seul point positif du film, après l’acte introductif, reste Alicia Vikander. Angelina Jolie a construit un personnage basé sur son physique de bimbo badass, et le choix du casting d’Alicia Vikander déconstruit cette image fantasmagorique et abusive de la femme. Elle s’imprègne du rôle en en faisant un personnage différent de ce que l’on a connu, même si l’inspiration de Rise of the Tomb Raider est appuyée.

Note : 5/10. En bref, Tomb Raider est un film réussi sur la partie la moins représentative de ce personnage mythique, mais l’échec de l’action et des enjeux archéologiques rendent le film extrêmement long et ennuyant malgré la présence remarquable à l’écran d’Alicia Vikander.

Bande-annonce :