The Good Doctor : Entre Dr House et Grey’s Anatomy, le succès de la rentrée aux US !

Rédigé par Mickael Lebrun
Tous les ans, début septembre, le challenge est le même pour les networks américains, décrocher la nouveauté à succès de la saison. Après This Is Us l’an dernier sur NBC, c’est au tour d’ABC d’être sur le devant de la scène avec The Good Doctor. Rassemblant en moyenne 10 millions de téléspectateurs tous les lundis et montant jusqu’à 18 millions en J+7, elle s’inscrit parmi les valeurs sûres de la TV américaine aux côtés notamment de NCIS ou de The Big Bang Theory.

The Good Doctor est une série suivant les premiers pas du chirurgien Shaun Murphy, autiste et atteint du syndrome du savant qui tente de s’intégrer à son équipe. Incarné par l’excellent Freddie Highmore (Bates Motel), qui donne toute la crédibilité à son personnage, va réussir à vous émouvoir. En effet, durant les dix premiers épisodes, vous allez rire, avoir les larmes aux yeux ou encore être en colère, mais pas seulement. Cette série a pour mérite de mettre en avant cette maladie qu’est l’autisme et de montrer combien il est difficile pour ces personnes de s’intégrer et de se faire accepter par cette société où tout écart à la normale est discriminatoire. L’avantage de The Good Doctor est de réussir à traiter ce sujet avec humour. Étant socialement décalé des autres, les réponses de Shaun peuvent nous faire exploser de rire par son apprentissage de la communication humaine. Il ose également exprimer ce que tout le monde pense tout bas à ses supérieurs et ça on adore ! Mais attention, on ne rigole pas pour se moquer de Shaun, mais plutôt pour l’incompréhension des autres personnages. La série arrive à nous mettre dans la peau de Shaun et de comprendre son point de vue en tant qu’autiste.

Les traits de caractère du personnage principal ne sont sans rappeler un autre médecin : le Dr House avec son humour rien qu’à lui et son côté peu conventionnel. Coïncidence ? Eh bien non puisque le créateur et showrunner de The Good Doctor n’est autre que David Shore, le créateur de Dr House. C’est un plaisir de retrouver ce trait de caractère au sein d’un nouveau médecin sans pour autant être une simple copie. Comme au sein de Dr House, Shaun nous expose ses connaissances, à la différence que ce dernier doit faire accepter ses idées par ses supérieurs contrairement à House qui était déjà le boss. C’est là que l’intérêt de l’autisme rentre en compte, car on peut voir à quel point la discrimination est présente. A proposition équivalente, c’est celle de l’un de ses collègues qui sera retenue, mais cela n’empêche pas notre personnage de baisser les bras. Ceci est gage d’espoir et de motivation pour les téléspectateurs atteints d’autisme sur leur capacité d’intégration, mais aussi pour toute personne atteinte de discrimination. Tout au long des épisodes, on suit l’évolution de ce personnage qui tente de se faire accepter par son talent mais aussi qui essaye de comprendre les autres, à savoir le comportement « normal » des gens qui l’entourent. C’est ce côté humain qui nous fait penser à Grey’s Anatomy. Il y a une réelle storyline au sein de la série, on suit les personnages, leurs histoires, il n’y a pas que du médical et c’est aussi ça que l’on apprécie dans The Good Doctor. Les différentes relations qu’entretient Shaun avec les autres personnages de la série et ses situations rocambolesques sont très agréables à suivre, en particulier celle avec sa voisine qui est malheureusement peu présente pour le moment. L’autre ressemblance avec Grey’s Anatomy est l’environnement de travail au sein de l’hôpital et de voir évoluer Shaun et ses collègues à l’instar de Meredith et ses amis en tant qu’interne. De plus, à chaque épisode, nous avons un cas médical différent qui fait vivre à nos personnages toutes sortes de défis aussi bien professionnels que personnels. Le mid season final traite d’ailleurs un sujet d’actualité avec le harcèlement sexuel au travail et les conséquences qui s’en suivent aussi bien pour les victimes que pour les personnes qui tentent de les protéger. The Good Doctor est une série qui n’hésite pas à parler de sujet parfois tabou. Toutefois, jusqu’à maintenant, les sujets traités sont restés assez légers, sans heurter l’opinion du téléspectateur. Reste à savoir si la série à le désire de provoquer le téléspectateur en allant au fond des sujets qu’elle propose.

The Good Doctor est donc la bonne surprise de la saison que l’on n’attendait pas. ABC semble même avoir trouvé le successeur de l’irremplaçable Grey’s Anatomy qui jusqu’à maintenant dominait le genre sans concurrent potentiel. The Good Doctor, qui a été l’une des premières séries de la saison à avoir obtenu une saison complète, reviendra de sa pause hivernale le 9 Janvier 2018, l’occasion de (re)visionner les dix premiers épisodes !