Les critiques // Supergirl : Saison 3. Episode 1. Girl of Steel.

Rédigé par Julie Debelfort
Comme de coutume, Supergirl est la première des quatre séries de l’arrowverse à faire son grand retour, puisque diffusée le lundi soir sur la chaîne The CW. Après un season final assez « banal » proposé quelques mois plus tôt par la série, on n’attendait pas forcément un retour spectaculaire pour la saison 3 de Supergirl. Retour, donc, sur ce début de saison assez tranquille.

Tranquille, c’est le mot. Rien de bien nouveau à se mettre sous la dent en ce début de saison, à savoir que Kara remplit son rôle en tant que Supergirl, délaissant son alter-ego humain, que le DEO est toujours présent dans les parages, et que le Catco de James a toujours une place dans l’histoire également. Lena Luthor prend plus d’ampleur dans cette saison et c’est sans surprise qu’on la voit déjà présente dans ce premier épisode, mise en duel avec un Morgan Edge ayant une dent contre les Luthor. En bref, du vu et revu, aucune surprise de ce côté là. Le casting est toujours aussi bon, qu’il s’agisse de Melissa Benoist que de David Harewood, Chyler Leigh ou encore Katie McGrath, pour ne citer qu’eux. 

La nouveauté viendra donc surtout des ajouts au casting. Morgan Edge, présenté comme le rival de Lena, est donc campé par Adrian Pasdar. Les fans des comics et de Smallville reconnaîtront cet antagoniste qui a de suite été démontré comme un homme assez détestable et ambitieux. Rien que ne puisse surmonter Adrian Pasdar, à qui ce genre de rôle colle assez bien à la peau. On a également pu admirer les débuts de Odette Anable en tant que Reign. Son passage, bien que bref, fut intense. Le temps a donc été suffisant pour nous donner des frissons alors que le personnage découvre, en même temps que le téléspectateur, sa force égale à celle de Supergirl, durant un moment fort en stress et émotions. Si nous n’avons rien obtenu de plus à part une vision chimérique à la fin de l’épisode, ce fut suffisant pour nous intriguer et donner envie d’en savoir plus. Aucune exagération n’a donc suivi son entrée en scène, ce qui, contre toute attente, représente un atout. On comprend donc que l’on va découvrir cette personne en temps et en heure, en même temps qu’elle-même et que les héros de la série. Enfin, nous avons également pu constater les débuts assez simples d’Erica Durance en tant que mère de Kara. S’il est assez étrange de faire face à une nouvelle actrice pour ce rôle, il est tout de même plaisant de retrouver la Loïs Lane de Smallville dans Supergirl. C’est un clin d’oeil que les fans des premières heures ont certainement adoré, au même titre qu’avoir eu Teri Hatchter en Queen Rhea pour la saison précédente.

L’histoire de Girl of Steel, en soit, est sans surprise. On affronte le deuil de Kara, ou plutôt l’absence de celui-ci. L’intéressée s’est totalement renfermée, allant jusqu’à quitter son poste à CatCo et à repousser tous ses proches. Ce qui amena un échange puissant entre Kara et Alex. A nos yeux, leur relation est un des plus gros points forts de la série, tant elle est jouée avec réalisme et intensité. Il en va de même avec James, qui gagne en empathie pour ce premier épisode, présent pour Kara et Supergirl, mais aussi en tant que directeur de CatCo. On regrettera toutefois que Kara se « reprenne » aussi rapidement, soit en moins d’un épisode. Si l’importance et l’affection que porte National City à Supergirl n’avait pas besoin d’être montrée plus, l’absence de son humanité aurait pu être quelque chose de jouable sur le long terme. Certes, Kara n’avait pas viré du côté obscur, mais il aurait pu être très très marquant de jouer sur son côté insensible et le vide/la souffrance que celui-ci pouvait apporter à ses proches. Néanmoins, comme nous savions que l’intrigue principale de cette saison n’allait pas reposer sur cet aspect-là, ce fut sans surprises que Kara retrouva apparemment sa sensibilité dans les dernières minutes de l’épisode.

Pour terminer, n’oublions pas les informations et mises à jour des personnages qu’on aura obtenu en quelques clignements d’yeux. On apprendra donc, en l’espace de quelques secondes, que Snapper Carr est en congé sabbatique. En clair, on ne le reverra sûrement pas, et ce n’est franchement pas un mal. A part avoir quasiment ruiné tout l’intérêt de CatCo la saison précédente, ce personnage n’aura pas apporté grand-chose à Supergirl. Calista Flockhart est toujours dans la partie à faire quelques cameos, puisqu’elle n’est ni plus ni moins que la secrétaire de presse de la Présidente des Etats-Unis. On peut donc la voir à travers un écran, ironiquement, pour le moment. James est toujours le Guardian, même si son exploitation a été très mineure et embêtante la saison passée, et si James et Kara n’ont jamais vraiment mis les choses aux claires à ce sujet. Quant à Alex et Maggie, oui, leur mariage se poursuit bien, malgré les difficultés familiales de chacune, et c’est avec une belle larme d’émotions qu’on peut encore suivre l’approfondissement de leur relation mais aussi celle de Hank et Alex.

Note : 5/10. En bref, un retour très simple. Si ce n’est l’introduction rapides de nouveaux personnages, ce season premiere ne nous apprend rien de nouveau sur Supergirl. Son retour vers l’humanité se fait, sans surprise, en un épisode, et nous n’avons pas le temps d’exploiter quelque chose de vraiment concret, si ce n’est le rôle assez énigmatique et sombre d’Edge. C’est toutefois plaisant de retrouver les têtes connues du casting et de suivre certains moments d’émotions, vis-à-vis des sœurs Danvers, du couple Sanvers ou encore de l’importance de Hank aux yeux des sœurs.