Les critiques // Inhumans : Saison 1. Episode 4. Make Way for... Medusa.

Rédigé par Julie Debelfort
La famille royale continue son petit bonhomme de chemin durant ce quatrième épisode d’Inhumans. Si l’épisode précédent avec légèrement amélioré les choses, malheureusement, Make Way For... Medusa est loin de rendre justice à ses personnages haut en couleurs.

C’en est presque désespérant, tellement la série semble destinée à nous décevoir. Avec ce titre, on s’attendait à du lourd, à une Medusa en puissance, à quelque chose de vif et dynamique. Il n’en est rien, ou presque. Certes, Medusa prend du galon pendant cet épisode, et on apprécie la relation amie-amie qu’elle entretient avec Louise, l’humaine toujours aussi mystérieuse mais à l’humour fracassant. Si leur amitié se fait naturellement, on regrette que les choses aillent toujours aussi vite. En un claquement de doigts, elle retrouve son mari, Black Bolt, tandis que Louise l’aide sans se poser plus de questions. Louise qui, rappelons-le, travaille à la NASA mais n’est pas capable de réaliser que quand on est recherché par la police, se rendre dans une chambre d’hôtel payée avec sa carte de crédit, ce n’est pas l’idée du siècle. Passons. Si la relation entre les deux femmes est plutôt juste et donne un aspect plus léger à la série, c’est bien le seul intérêt de cet épisode. On voit Medusa s’imposer un peu plus, mais on regrette ses flashbacks qui ne lui rendent pas justice. On n’a aucune image de la relation véritable qui relie les sœurs Crystal et Medusa alors qu’il est sous-entendu depuis le début qu’elles ont toujours été les deux ensemble, envers et contre tout. Certes, dans un flashback, elles se tiennent la main. Mais à part ça, aucune profondeur n’est apportée à leur leur sisterhood. Si ce n’est une scène émotionnelle de retrouvailles avec son mari qui était assez intense à regarder, Make Way For…. Medusa ne nous apprend donc rien qu’on ne sache déjà sur la reine d’Attilan (si ce n’est son impolitesse désastreuse… être Reine ne veut pas dire se comporter comme une bitch jusqu’à confesser des sentiments amicaux à quelqu’un). Au final, si on fait fi de ses mauvaises manières, on apprécie Medusa un peu plus, voilà tout.

Le plus ridicule dans l’histoire ? Crystal et Karnak. La romance avec les humains Dave et la dealeuse de marijuana puait à plein nez dès les première secondes de l’épisode, et c’est franchement navrant. Quel est le but d’amener une histoire amoureuse alors que l’un est supposé être un visionnaire qui se trouve coincé dans un champs de drogues et qui ne pense même plus à sa famille, tandis que l’autre doit soigner Lockjaw et se taper l’ex du gentil humain dont elle vient de faire la connaissance ? L’intérêt est absolument nul. De plus, à quoi bon nous offrir une scène d’engueulade entre Dave et son ex, avec Crystal au milieu, alors que ça n’apporte absolument rien à l’intrigue, et que cela ne soignera pas miraculeusement Lockjaw ? On comprend l’idée que les inhumains peuvent se trouver des alliés, mais doit-on vraiment passer par une pseudo attirance qui ne durera certainement pas ? On en doute fort, et on commence à s’agacer sérieusement devant la dénaturation dont sont victimes Crystal et Karnak.

De son côté, Auran et Mordis retrouvent la trace de Black Bolt, mais se font lamentablement avoir par Medusa (encore pour Auran, décidément, elle n’est peut-être pas si douée que ça). C’est la scène qui amènera donc Black Bolt à retrouver sa femme, et à s’enfuir avec elle, alors que son ami hawaïen est juste… laissé pour compte ? On imagine bien qu’on va le revoir, du moins, ce serait logique après tout ce qu’il a fait pour Black Bolt, mais c’est navrant de juste le voir partir comme ça, et que le Roi d’Attilan ne s’interroge pas sur ce que son pote fait. L’hawaïen n’a pas d’alliés ni de voiture, alors comment va t-il s’en sortir ? Néanmoins, cette partie de l’histoire pointe une intrigue fort intéressante, qui ne se dévoile que maintenant. Le Dr Declan est en partenariat avec Maximus, sans connaître ses viles intentions ceci dit, et il a un côté qui n’est pas sans rappeler le Dr Radcliffe d’Agents of SHIELD : on sent qu’il va faire de nombreuses erreurs sous couvert de bonnes idées et de bonnes intentions, puisqu’il veut utiliser l’ADN des inhumains pour soigner les maladies dont souffre les simples mortels. Toutefois, cela n’explique pas pourquoi il possède du poison en stock, ni comment il a pu entrer en contact avec Maximus qui, de son côté, s’améliore en tant que méchant sans coeur en assassinant tout le conseil d’Attilan.

Note : 4/10. En bref, un épisode qui suit les précédents, mais qui ne relève tristement pas le niveau. On prend plus pitié des personnages qu’autre chose, malgré les jeux d’acteurs louables dont font preuve chacun des membres du casting.