Les critiques // The Gifted : Saison 1. Episode 3. eXodus.

Rédigé par Julie Debelfort
La série Marvel de Fox continue sur sa lancée avec un nouvel épisode solide, qui renforce les liens entre personnages et permet d’en apprendre plus sur eux.

Sans surprise, eXodus marque un troisième épisode réussi pour The Gifted, en poursuivant deux intrigues en un même épisode : celle de la famille Strucker qui cherche de l’aide auprès d’une connaissance et celle du papa Strucker qui est censé trahir le Mutant Underground. On pourra cependant regretter le scénario prévisible d’eXodus. Tout était fait pour que non seulement le patriarche finisse par se rendre compte que son geste était injuste pour les mutants, mais également pour que sa femme et ses enfants affrontent la haine du côté des humains. Ce dernier point est un passage obligatoire pour que Caitlin prenne enfin conscience qu’elle ne peut plus se reposer sur le système et sur ses croyances naïves en l’humanité. Certes, tous les humains ne sont pas mauvais, mais la majorité déteste les mutants, et elle ne peut lutter contre ça. Du moins, pas en priant le bon Dieu que les humains recouvrent leurs bons sens. L’image de fin était toutefois assez badass, montrant une Caitlin déterminée au centre de Marcos et John, et cette image nous offre une perspective d’un trio alléchant et prêt à botter littéralement des culs. On sent que tout est préparé pour que Caitlin ne cesse de se renforcer et devienne un atout indispensable aux mutants.

On a également eu droit à un flashback, à nouveau. C’est le grand atout de beaucoup de séries, se reposer sur des flashbacks pour mieux exploiter le contexte ou les personnages des séries. Avec The Gifted, ça marche certainement mieux qu’avec Inhumans, et cela permet surtout de grappiller des détails sur la chronologie sur laquelle se base la série Fox. Mieux encore, elle nous montre une Lorna et un Marcos heureux, qui apprennent à apprécier leurs dons et à ne pas se détester pour ce qu’ils sont. Une parenthèse qu’il fait bon de prendre en ces temps durs, où dans le temps présent, être mutant revient à être un paria destiné à finir en prison. Ce qui est justement le cas pour Lorna, qui arrive une fois de plus à déjouer son collier en utilisant son pouvoir, mais qui reste toujours coincée en prison. On doit avouer qu’on ne s’attendait pas à voir la fille de Magneto bloquée aussi tôt dans la série, mais au moins c’est joué avec cohérence, puisqu’elle n’en sort pas non plus en claquant des doigts. Le but semble ici de vraiment miser sur la force du personnage et de lui faire découvrir l’étendue de ses pouvoirs, qui, on le sait, ont de quoi faire peur étant donné son lien de parenté avec Magneto.

Enfin, Blink est toujours coincée avec ses peurs, ce qui impacte sa capacité à utiliser son pouvoir. Thunderbird est donc celui qui veut l’aider le plus honnêtement possible, mais qui se retrouve finalement à avoir besoin d’elle pour se sortir d’un faux pas avec Marcos et les Strucker’s. Sans surprise, depuis le début de la série, on peut voir que Clarice et John noue un lien fort, sans pour autant se jeter dans les bras l’un de l’autre, même si cette finalité est fortement sous-entendue. Alors, lorsque Dreamer s’interpose pour que Blink aide John à s’en sortir, on n’est pas surpris de la voir jouer avec ses propres souvenirs de John pour les inculquer dans l’esprit de Clarice. Malheureusement, non seulement Dreamer intervient assez bizarrement depuis l’épisode précédent (c’est à peine si son nom a été prononcé ou si elle a eu droit à une propre introduction), mais en plus, à part constituer un futur triangle amoureux et du drama, on a l’impression que ce personnage est quelque peu bâclé. Un petit point négatif qui, on l’espère, saura être réparé, car Dreamer pourrait avoir une meilleure utilité que juste être l’ex de John qui semble encore éprouver des sentiments pour lui et merder avec son don.

Note : 6/10. En bref, un bon épisode, encore une fois, quelque peu prévisible et avec quelques points noirs qui n’empêchent pas de passer un bon moment devant eXodus.