MOVIE | War for the Planet of the Apes : Notre critique !

Rédigé par Pravine Barady
La technologie nous permet aujourd’hui de créer des animaux réalistes. La Planète des Singes nous le prouve parfaitement, et César est de retour une toute dernière fois afin de conclure à merveille cette trilogie.

Synopsis : Un colonel met en danger la survie des singes. Dirigés par César, ils devront survivre et décider de leur futur... La survie de l’espèce humaine et des singes se joue à cet instant.

Viscéral et colossal, Matt Reeves nous livre le meilleur opus de la trilogie, et sans aucun doute le meilleur film de cette moitié d’année 2017. L’immersion est instantanée, tout de suite après un court synopsis sur les différents événements des films pour ceux qui ne les auraient pas vus, nous sommes plongés face à une scène d’introduction incroyable. Le conflit entre les humains et les singes arrivent à un stade de non-retour, et le paroxysme rend le film d’autant plus intéressant : qui va l’emporter ? Quelle race sera décimée ? On se pose des questions jusqu’au bout. Les thèmes sociaux et politiques du film sont très bien abordés, notamment à travers l’intelligence ou non à créer un lien, à faire la paix, et la trame narrative suit son cours de manière très rythmée. Étonnant puisque les scènes silencieuses sont très nombreuses, et une grande partie du film joue avec le non-dit, notamment tout ce qui touche aux émotions et à la sensibilité du spectateur. On assiste à un singe qui fait quelque chose d’adorable, et nous sommes tout de suite touchés par ça, c’est la grande force du non-dit qu’a développé Matt Reeves à travers ses deux derniers films. Il parvient même à nous émouvoir avec des scènes d’action, à nous questionner sans cesse sur le camp que nous choisissons : les singes, ou les hommes ?

La révélation sur le virus rend le film d’autant plus intrusif dans nos cerveaux puisqu’on nous demande clairement sur qui nous allons parier. Il faut souligner la performance d’Andy Serkis, incarnant César, et méritant un Oscar pour son interprétation. Sans oublier l’antagoniste de ce troisième film : Woody Harrelson, c’est probablement son meilleur rôle au cinéma et son personnage le plus intéressant. En termes d’enjeux et d’ambiance, les deux premiers films ont su poser les bases, et les trois films se complètent, s’emboitent, et forment un tout d’une grande qualité, ce qui est rare dans une saga puisqu’un film est forcément (souvent) mauvais.  Visuellement, les effets spéciaux surpassent les films précédents et le motion-capture est sensationnel, on frisonne rien qu’en regardant certaines expressions de César. L’œuvre se transcrit par des couleurs froides et un côté déchirant, tragique, et violent, malgré un film grand public. C’est ce qui rend le film intelligent et surpassant les blockbusters actuels. Quant à la bande-originale, Michael Giacchino livre la plus belle composition de sa filmographie, pouvant aussi bien créer une tension que nous livrer une mélodie émotionnelle…

Note : 10/10. En bref, véritable chef-d’œuvre, César nous fait vibrer une dernière fois et surpasse les films précédents. Le film n’a aucun défaut, et suscite à la fois l’intérêt et l’empathie du spectateur. Prenez des mouchoirs, c’est le meilleur conseil qu’on pourrait donner pour ceux qui seraient intéressés par le film… 

Bande-annonce :