MOVIE | Dunkirk : Notre critique !

Rédigé par Pravine Barady
C’est probablement le plus grand réalisateur de cette époque. Avec des grands classiques comme Inception, la trilogie du Dark Knight, Interstellar, ou bien encore le Prestige, Christopher Nolan s’attaque cette fois-ci à un événement historique assez rare dans l’histoire du cinéma : le débarquement à Dunkerque en 1940.

Synopsis : En mai 1940, plus de 400 000 soldats sont encerclés par les troupes allemandes à Dunkerque… Une victoire, et une défaite à travers la mer, le ciel, et la terre.

Christopher Nolan signe à nouveau un très grand film qui marquera l’histoire du cinéma, et il se veut novateur puisqu’il décide pour la première fois de s’inspirer d’un événement historique. Immersif, et intense, il montre à nouveau qu’il est le maître de la psychologie et de la tension même dans un cadre réaliste. Tourné en pellicules, le film se veut réaliste, que ce soit au niveau du décor, avec cette plage de Dunkerque et les bateaux ainsi que les avions, et au niveau du film en soi : nous avons l’impression d’assister à cette bataille, d’être les soldats présents à l’écran, c’est en quelque sorte une réalité virtuelle sans casque, une 3D sans lunettes. Dunkirk est un spectacle hallucinant sur écran, nous terrifiant et nous captivant du début à la fin, malgré cette durée plutôt courte (1h47). Visuellement, ce qu’on nous propose à l’écran est terrifiant tant la réalité est poussée à son extrême (il y a très peu d’effets numériques, tout comme le tournage en studio). Hoyte Van Hoytema, directeur de la photographie d’Interstellar, fait un travail monumental et nous livre des plans dantesques : que ce soit au niveau de cette plage qui parait à la fois meurtrie, vide et remplie d’hommes apeurés, ou bien à travers les plans aériens sublimes. Le film est très bien ficelé, et raconter une histoire sous 3 angles différents rend le récit d’autant plus crédible et incisif. Chaque scène délivre une intensité insoutenable, et même en passant d’un angle à un autre, le stress persiste. Même en ayant un film aussi immersif tout au long, il possède un climax encore plus incroyable.

Nous retrouvons des acteurs récurrents comme Tom Hardy (qui incarne un pilote) et Cillian Murphy (un soldat pétrifié), mais ce sont surtout de jeunes nouveaux acteurs qui sont choisis par Nolan, probablement pour donner un côté très brut, naturel, sans artifice à cette guerre. Et ce qu’ils font à merveille, notamment Fionn Whitehead, Jack Lowden, et même Harry Styles parvient à se démarquer lors d’une scène (malgré les fanatiques insupportables qui s’intéressent au film uniquement à cause de lui…). Le seul défaut de ce film n’en est pas véritablement un : nous ne connaissons pas assez les personnages pour nous attacher à eux, mais c’est probablement afin de souligner que les soldats pouvaient être n’importe qui, et c’est avant tout un hommage à tout ces hommes qui se sont battues pour leurs vies. Les français, insatiables, critiqueront probablement la place des soldats français au cœur du film, mais il ne faut pas oublier qu’on s’intéresse avant tout aux britanniques, et que les soldats français n’ont pas été oubliés dans ce récit. Nous connaissons tous l’histoire, alors Christopher Nolan nous la fait vivre, pour de vrai, à nous questionner même en sortant de la salle : comment ce film a-t’il bien pu être tourné ? N’oublions tout de même pas une des marques de fabrique de ses films : la bande-originale. On retrouve à nouveau le très grand Hans Zimmer pour une composition stressante et cette gestion parfaite du rythme, de cette horloge qui ne cessent d’hanter les soldats, et de la même manière, les spectateurs…

Note : 9/10. En bref, Christopher Nolan parvient à nous livrer une concordance parfaite entre le récit, l’image, et le son, et nous plonge aux côtés de ses soldats pour une épopée humaine, et meurtrière…

Bande-annonce :