MOVIE | Wonder Woman : Notre critique !

Rédigé par Pravine Barady
Batman v Superman introduisait le personnage de Wonder Woman, une femme possédant des pouvoirs incroyables. Mais qu’en est t’il de son passé ? Qui est-elle réellement ?

Synopsis : Avant de devenir Wonder Woman, Diana habitait sur une île aux côtés des amazones, des guerrières féroces vivant afin de répandre la paix et protéger les êtres humains du dieu de la guerre Arès. Un jour, un homme atterrit sur l’île, et elle se voit contrainte de la quitter afin de découvrir le monde extérieur…

C’est déjà le 4e film du DC Universe, et c’est sans aucun doute le meilleur. Enfin, dirait-on, après un Batman v Superman et un Suicide Squad controversés. Barry Jenkins est la première femme à réaliser un film de super-héro, et encore mieux : elle réalise l’origin-story de l’héroïne la plus connue de l’univers des super-héros : Wonder Woman. Malgré un scénario basique, qui suit un fil rouge que nous connaissons déjà, ce film fonctionne à merveille. C’est dans sa banalité qu’il séduit. Et si une jeune femme libérée aussi bien moralement que sexuellement se baladait en petite tenue à une époque où la société était dure envers les femmes ? C’est ce que nous propose ce film, révolutionnaire, sans tomber dans le féminisme pur et dur rabaissant les hommes à tout va. Les quelques « longueurs » critiquées sont essentielles à l’avancée du récit puisque les dialogues nous en disent plus sur les rapports des personnages sur les mœurs, et l’humour fait également parti de ce processus particulier. Il est parfaitement dosé puisqu’il représente simplement le contraste entre la modernité précoce de Diana et la société qui l’entoure. Chris Pine accompagne merveilleusement bien notre héroïne sans se perdre dans son ombre, évitant alors de devenir un personnage caricatural, hilarant mais stupide. Quant à Gal Gadot, la pureté de son visage rend sa performance d’autant plus impressionnante, Ben Affleck et Henry Cavill sont désormais bien accompagnés.

On retrouve bien évidemment des ressemblances avec Captain America comme la guerre, les allemands, la romance, le grand méchant nazi et son second… Mais ce film le dépasse puisqu’il parvient à introduire l’amour d’une manière unique. Nous savons qu’elle est immortelle, ou du moins nous savons qu’elle est toujours vivante à notre époque. Ainsi, la relation entre Steve et Diana n’est pas basée sur la question de la vieillesse, ils vivent l’instant présent tout en pensant au futur qui pourrait être anéanti à cause des conséquences de la guerre. Le film joue énormément avec nos sentiments, nos émotions, et c’est une bonne chose. La réalisation est très similaire à celle de Zack Snyder (présent dans l’écriture), notamment lors des scènes d’action. Et l’esthétique à la fois sombre (bleue, noire) est contrastée avec le personnage lumineux de Diana. Ce film est une ode à la paix et les thématiques sont très intéressantes. Quant au grand méchant, Arès, l’histoire aurait été mieux sans lui puisqu’elle aurait pu se rendre compte que la vie sur Terre est différente des histoires qu’elle a pu entendre sur son île. Et la guerre mondiale est en soi une mythologie elle aussi.

Malheureusement, le film est visuellement horrible. Les incrustations, les fonds verts et le rendu visuel des scènes d’action sont ridicules, et on se demande comment c’est possible de faire ça en 2017 avec un tel budget… Heureusement, la bande-originale nous aide (c’est un plaisir extrême de retrouver le thème original du personnage qu’on avait dans Batman v Superman), et les plans réalistes sont dithyrambiques grâce à des paysages fabuleux.

Note : 8/10. En bref, malgré un scénario prévisible et des effets spéciaux type années 90, nous sommes face à la meilleure origin-story de l’histoire des super-héros.

Bande-annonce :