Les critiques // Supergirl : Saison 2. Episode 20. City of Lost Children.

Rédigé par Julie Debelfort
Pour son vingtième épisode, Supergirl se souvient soudainement de l’existence d’un de ses premiers personnages secondaires, à savoir James Olsen. Tout en cherchant d’une manière quasiment vaine à lui trouver une place dans cette nouvelle saison, City of Lost Childen prépare le terrain pour le season finale de la série.

On ne peut pas dire que James n’a pas été développé de toute la saison. Si la saison dernière il passait pour le bon ami et confident, pour l’amoureux transi puis pour le photographe de renommée, désormais autant que ces qualificatifs ne sont plus appropriés. Intégré miraculeusement à la tête de Catco, puis meilleur ami soudain de Winn en passant paour un justicier masqué au nom de The Guardian, James Olsen est véritablement passé par des étapes controversées et réellement variées pour lui permettre d’évoluer. Et ce n’est même pas terminé puisque dans City of Lost Children, on éprouve sa soudaine fibre paternelle. Qu’à cela ne tienne, cela n’aide pas vraiment à l’exploitation du personnage. Il faut dire que disparaitre pendant plusieurs épisodes n’apporte pas souvent au bon développement de l’homme qui apparaît plus comme un poids mort de la série qu’autre chose, à l’heure actuelle.

Autant admettre donc, que la majorité de cet épisode nous a sincèrement ennuyé puisque la plupart des scènes reposaient sur James Olsen. Malheureusement, on n’accroche pas, et ce n’est pas faut d’éprouver de l’empathie pour le jeune homme. Le problème réside peut-être dans l’écriture quelque peu bâclée au sujet du Guardian. Son besoin inexpliqué de devenir un justicier n’a jamais vraiment été justifié, et sa transformation en héros de la nuit a été si soudaine et si rapide qu’on n’a pas pu réellement adhérer à ce nouvel aspect de James, qui s’est imposé dans la série d’une façon lourde et presque malsaine vis-à-vis de Supergirl. Une écriture faiblarde donc, qui gâche le personnage de James Olsen en beauté. City of Lost Children n’aide malheureusement pas plus puisque c’est assez surréaliste de voir James presque rejeter son côté Guardian pour nouer une relation père et fils avec Marcus.

Heureusement, histoire de sauver quelque peu l’épisode, les choses s’accélèrent du côté de Rhea et Lena. Si tout est lié vis-à-vis du jeune alien Marcus et de sa mère injustement pourchassée par les autorités, le projet de Rhea prend de l’ampleur pour finalement se concrétiser d’une manière brusque mais efficace. De la mentor maternaliste envers Lena Luthor, en passant pour l’intransigeante mère de Mon-El pour finir sur une note de monstrueuse et inarrêtable ennemie de Supergirl, Teri Hatcher sait montrer les différentes facettes du personne qui lui sied définitivement à merveille. Il est intéressant de la voir se comporter aussi différemment vis-à-vis de Lena et de Mon-El, retrouvant en la jeune femme ce qu’elle a perdu chez son fils. On se surprend à apprécier cette étrange relation qui amènera, évidemment, à une trahison. Il ne faut pas oublier que Queen Rhea a tué son mari et qu’elle cherche toujours à manipuler son fils et détruire Kara, entre autres, après tout.

Note : 5/10. En bref, une moitié d’épisode nous fait bailler tandis qu’uune autre nous tire de notre endormissement. Un épisode difficilement mené qui se réveille toutefois pour apporter une invasion de Daxamites sur National City.