Les critiques // Agents of SHIELD : Saison 4. Episode 22. World's End.

Rédigé par Julie Debelfort
Le season final d'Agents of SHIELD a été diffusé hier soir sur la chaîne ABC. Rassemblant les différents arcs exploités en un ultime épisode, la série réussit son finish avec brio. Il se pourrait même que la saison 4 soit la meilleure saison de la série à ce jour. 

Gabriel Luna : un parfait Ghost Rider, qui avait su s'imposer dans le premier arc de cette nouvelle saison. Un acteur méconnu du grand public, choisi pour interpréter le côté profondément sombre d'Agents of SHIELD, jusque là si restreinte et limitée dans ce domaine. Le retour de Robbie Reyes est une belle façon de montrer ô combien les agents ont évolué en son absence, et à quel point chacun a été affecté d'une manière ou d'une autre par la présence de ce côté mystique mêlé à ce que maitrise en général le mieux le SHIELD, la technologie. Bien entendu, tous les agents du SHIELD en ont fait du chemin depuis le début : et ce n'est pas Daisy qui dira le contraire, à en croire son speech sur combien elle avait eu tort de s'isoler de ses camarades. Cette saison, c'est la saison des révélations, des évolutions, c'est la maturité qui prend le dessus sur tout le reste. Cete saison, c'est surtout celle qui prend en compte tous les événements déroulés par le passé, les erreurs acumulées : de manière psychologique, les changements sont emmagasinés et explorés le plus possible, donnant du relief à tous les personnages, tous sans exception. Si Daisy est sans conteste l'un des personnages principaux ayant le plus évolué depuis le tout premier épisode de la série, Fitz-Simmons ne sont pas en reste. Coulson et May, toujours fidèle à eux-mêmes, ont traversé chacun des étapes et leur relation n'en est que plus forte. Tout n'a pas été dit entre eux mais il reste encore du temps, au moins une saison 5, pour développer ça. Il en va de même pour Mack et Yo-Yo, qui sont dans une position plus ou moins similaire. Reste bien entendu Robbie, qui, ne serait-ce que pendant ces 40 minutes, a beaucoup grandi lui aussi. Est-ce qu'on va le revoir prochainement ? Difficile à dire, mais son alchimie est si forte avec la team et le duo avec Quake si magnifique qu'il serait dommage de ne pas renouveler l'expérience avec eux. Toujours est-il qu'ils ont tous, véritablement, progressé, chacun à leur manière. 

La saison 4 d'Agents of SHIELD fut l'occasion de découvrir des perles : si on ne nommera pas une nouvelle fois Gabriel Luna, on ne va pas se gêner pour recommencer avec Mallory Jensen. Jusqu'au bout, cette femme aura tout incarné : de l'humaine frêle et fragile, du robot insensible à la machine sans foi ni loi version terminator inhumain. Toutes ses facettes lui ont sied à merveille et on regrette presque sa fin nécessaire dans World's End. Nous n'oublions pas, bien entendu, de nommer Jason O'Mara, bref Jeffrey Mace, tantôt agaçant tantôt revigorant, qui aura eu une belle mais courte vie. John Hannah n'est pas en reste avec ce détestable Daniel Radcliffe qu'on aura pourtant adoré au bout du compte. Sa scène finale avait quelque chose d'intense, un dernier adieu dans un paysage magnifique, un dernier aperçu de ce qu'aurait pu être la Framework de ses rêves s'il n'avait pas crée Aida. Et finalement, pouf, disparu, juste comme ça. Comme ça aurait dû être depuis le début. 

Enfin, la courte scène où toute la team SHIELD se retrouve pour casser la croûte avant, en théorie, de se faire arrêter, était jouissive. Aussi forte dans le sens où cela a procuré un plaisir inimaginable de les voir tous réunis, pour un long moment depuis des lustres, autour d'un simple repas, partageant un moment normal, entre amis, entre famille. Si la scène a été de courte durée, elle a fait du bien, et elle nous a rappelé à quel point cette équipe, malgré tout le chemin parcouru, est toujours là, toujours unie et prête à défier de nouveaux adversaires. Et que dire des dernières secondes qui nous révèlent une prochaine saison sous le signe de … l'espace ? 

Note : 9/10. Un season final épique, qui mêle pour ce dernier épisode le surnaturel au technologique à la perfection. Revoir le Ghost Rider est un plaisir malsain tandis que l'arc Framework s'achève. Beaucoup de choses ont été exploitées cette saison, et cela va marquer les esprits pendant un certain temps. Alors qu'on pensait la série s'essoufler à sa troisième saison, elle nous a montré qu'on était loin du compte. La barre est désormais placée haute pour l'année prochaine.