Les critiques // Agents of SHIELD : Saison 4. Episode 20. Farewell Cruel World.

Rédigé par Julie Debelfort
Alors qu’il ne reste plus que deux épisodes avant la fin de la saison 4, Agents of SHIELD nous livre quarante minutes au destin prévisible au vu du titre de ce 20e épisode. 

Le début de la fin de la framework se fait ressentir dès les premiers instants de « Farewell, Cruel World ». On retrouve Yo-Yo et le reste des agents surveillant Daisy et Jemma et c’est un bon moyen d’amener une transition entre le monde virtuel et le monde réel. On ne peut pas réellement prétendre à une autre utilité d’autant plus que l’absence de ces personnages nous avait pas vraiment marquée, pour ne pas dire qu’ils ne nous ont pas manqué. Mais tout au long de l’épisode, le monde réel prendra le dessus sur la framework pour amener à une conclusion logique et implacable.

Toutefois, si jusqu’alors l’intrigue de la framework promettait des épisodes réussis, celui-ci est quelque peu décevant. Après avoir passé des jours entiers à fuir Hydra, Fitz et Aida, à élaborer des plans qui ont lamentablement échoués, voilà que tout d’un coup, toute la team SHIELD n’a plus qu’à être rassemblée au bon endroit au bon moment, et hop, les voilà tous sains et saufs. C’est plutôt ennuyeux, dans le sens où cela semble soudainement trop facile, voire bâclé de s’en sortir d’une telle manière. Alors, bien sûr, il y a des difficultés : entre un Mack récalcitrant qui refuse de quitter le monde virtuel pour demeurer auprès de Hope, une Aida qui arrive finalement à ses fins et un evil Fitz qui restera vraiment evil jusqu’à la dernière minute, c’est pas évident. Mais tout de même. Tout d’un coup, ça va trop vite et ça se ressent. 

L’arc de la framework n’est cependant pas encore terminé. Et si on peut noter quelques faiblesses dans le scénario de « Farewell, Cruel World », il subsiste toutefois des rebondissements plutôt bien menés et qui peuvent promettre une clotûre de saison intéressante pour la série. Parmi ces derniers, il y a bien entendu la disparition soudaine de Fitz emmenée par une Aida un peu trop humaine à notre goût. Fitz, qui a senti le poids de ses actions virtuelles l’ensevelir sous une charpe immense de culpabilité. Mais au vu de sa réaction en découvrant Aida dans son nouveau corps, à l’appeler Ophelia et à l’observer d’un air transi, on est en état de se demander quelle part exactement du Fitz de la framework est revenue avec lui. Sans compter, d’un autre côté, que Mack devra certainement être ramené dans le monde original et qu’on attend toujours l’apparition promise de Gabriel Luna aka le Ghost Rider, comme il avait été tant répété que son histoire n’était pas terminée. 

Note : 6.5/10. En bref, un épisode avec quelques faiblesses et lourdeurs qui se précipite hors de la framework. Mais les conséquences sur le vrai monde se font déjà ressentir et il reste des choses à expliciter avant la fin de la saison 4.