Les critiques // The Walking Dead : Saison 7. Episode 11. Hostiles and Calamities.

Rédigé par Julie Debelfort
The Walking Dead revient pour de nouvelles minutes de survie, et après deux épisodes d’absence, retour au Sanctuaire de Negan au sein duquel une nouvelle vie attend Eugène.

Si on s’attendait à un épisode bourré d’action, qu’on se le dise : c’est loin d’être le cas. Hostiles and Calamities mise tout sur la psychologie des personnages, et notamment ceux de Dwight et Eugène qui connaissent véritablement une évolution. Le premier subit un coup dur des suites de l’évasion de Daryl. On apprendra rapidement et sans surprise que c’est son ex-épouse qui a aidé notre héros à s’enfuir. Mais en attendant, Dwight semble passer par toutes les étapes émotionnelles possible, du doute, à la crainte, à l’amour même jusqu’à finir par une froide indifférence à nous faire frissonner. Si l’on pourrait croire que tout va trop vite pour Dwight, il n’en est rien. A l’aide d’une seule lettre écrite par Sherry – dont nous ne savons pas si elle a survécu ou si on va la revoir – les clés sont données pour comprendre ce personnage énigmatique, qui a parfois le comportement d’un rebelle dans l’âme avant de se plier à nouveau le genou devant  Negan. La lettre suffit à elle-seule à apporter du relief à Dwight, et c’est avec émotion que le spectateur suit son évolution rapide. Personnage doué de sentiments et certainement de doutes, qu’on avait presque apprécié au début de saison, il n’est décidément plus le même à la fin de cet épisode. Si on espère encore le voir changer et retourner sa veste contre Negan, les scénaristes ont admirablement misé sur Dwight et quelque peu nuit à nos espoirs. Dwight semble embrasser sa part d’ombre et devient un survivant sans foi ni loi, qui n’hésite pas à sacrifier un homme innocent sans remords. Oui, ça fait froid dans le dos ce changement…

Et si ce personnage se voit rapidement évoluer d’une manière très bien construite, il n’est pas le seul à bénéficier de ce traitement de faveur. Eugène est rapidement emmené au Sanctuaire et traité comme l’un des Sauveurs chéris de Negan, avec tous les privilèges qui vont avec. Si au début nous sommes assez choqués de voir que ce petit veinard à l’honneur d’avoir tout ce qu’il désire, on se rend bien vite compte qu’entre Negan et Eugène il y a cette sorte de jeu dangereux qui peut mener à la perte de l’un comme de l’autre. L’un ment pour s’en sortir, comme à son habitude, et l’autre mise tout sur ses compétences, amusé de le voir aussi apeuré. Mais que va-t-il se passer si Eugene dérape et qu’il finit par se montrer moins compétent que ce qu’il prétend ? C’est là toute la question. Quoi qu’il en soit, le spectateur passe par toutes les émotions alors qu’il assiste irrémédiablement à cette transformation d’Eugene. D’abord apeuré, prêt à craquer, l’homme nous surprend à agir avec autorité voire méchanceté gratuite. Est-ce un rôle qu’Eugene joue ? Veut-il juste sauver sa peau ou a-t-il vraiment retourné sa veste contre le groupe de Rick ? Si nous ne pouvons pas nous prononcer actuellement, cet épisode presque dédié à cette métamorphose nous captive et se trouve être savamment mis en scène par un Josh McDermitt convainquant. 

Note : 7/10. En bref, un épisode très sympa à regarder malgré le manque d’action, avec un jeu psychologique des plus importants tandis que la révolte gronde au Sanctuaire de Negan.