Les critiques // Agents of SHIELD : Saison 4. Episode 13. BOOM.

Rédigé par Julie Debelfort
Agents of SHIELD revient avec cette fois-ci deux lignes directives claires dans ce nouvel épisode. Et tandis que l’on en apprend plus sur le passé de Radcliffe, Mace et le reste de la team affronte un inhumain pour le moins inattendu.

Alors que la semaine dernière on disait justement qu’il était facile de perdre le fil à force de voir s’entrecroiser toutes les intrigues de la série, force est d’admettre que c’est tout le contraire pour Boom. Au niveau scénaristique, deux lignes nettes sont tracées : d’un côté Coulson et Mack vienne trouver la personne qui a inspiré Radcliffe pour créer Aida et souhaite comprendre et l’utiliser pour attirer le bon docteur dans leurs griffes. De l’autre côté, une attaque a lieu mêlant encore Watchdogs et Inhumain et c’est Mace, Daisy et Fitz-Simmons qui sont chargés de les affronter, rien que ça. Les choses sont donc plutôt claires et pas une seule fois les deux histoires vont s’emmêler. On assiste donc à une mise en perspective, à un parallélisme des actions commises par les deux équipes chacune de leurs côtés avec à la fois leurs réussites et leurs échecs des suites de ces dernières. 

Ainsi dans un premier temps on fait la connaissance d’Agnès. Agnès a une tumeur au cerveau inopérable qui a décidé de vivre sa vie comme elle l’entendait pour profiter de ces derniers instants. Elle représente en quelque sorte un des premiers échecs de Radcliffe qui l’a quitté brutalement, ce qui fait qu’elle le déteste. Malheureusement pour elle, et assez cruellement, on verra Coulson la manipuler d’une certaine manière en la prenant par les sentiments, la poussant dans la gueule du loup alors qu’il veut piéger Radcliffe pour trouver May. En un sens, c’est compréhensible, en un autre, ça ne lui ressemble pas. D’autant plus que ça se retourne contre lui et Agnès finit par tomber dans les bras de Radcliffe, qui lui promet un nouveau monde où la mort est obsolète. Si le corps d’Agnès craque vite, sa conscience est éternellement gardée dans cet autre monde similaire au nôtre d’après Aida. Mais plus que d’assister à un échec, cela permet à Coulson de comprendre que May est encore en vie et également cela permet à nous, spectateur, de voir Aida prendre vie à sa manière. Le robot comprend bien qu’elle n’est pas la seule et l’unique et qu’elle est finalement issue d’un modèle original, et de manière intrigante on la voit s’approprier du collier d’Agnès. Plus l’intrigue avance et moins Aida agit comme un LMD. De plus en plus elle semble s’approprier sa vie et ressentir quelque chose que nous ne pouvons expliquer pour le moment. Si elle n’en est pas au stade de devenir un Ultron féminin accompli, la voir ainsi prendre « conscience » n’est pas pour nous rassurer. Mais on se doute que ça ne va pas s’arrêter là avec Aida, et à vrai dire, on a presque hâte de la voir s’affranchir et finir par agir totalement par elle-même. 

Parallèlement donc, la sénatrice Nadeer se fait tuer par… Shockley. A l’origine, ce dernier devait la tester afin de savoir si elle allait se transformer en inhumaine. S’il s’avère qu’elle n’avait pas ce fameux gêne en elle, Shockley, lui, l’a, et c’est ironiquement qu’on le voit devenir ce qu’il déteste le plus. Mais finalement il s’accommodera facilement de son pouvoir, peut-être trop facilement et s’en servira pour piéger le SHIELD. D’une même idée, Mace aussi découvre un peu plus son rôle au sein du SHIELD, et à défaut d’être le nouveau Captain America tant espéré, on le verra sous un nouveau jour, prompt à se sacrifier. De leurs côtés, on retrouve l’ambiance de la saison une entre Fitz et Simmons : loin d’être un couple, ils sont redevenus ces deux partenaires qui pouvaient résoudre toute énigme. Daisy elle n’est pas en reste et devient vite un élément clé de l’équation pour contrer Shockley. Un retour donc sur cette amitié première qui a été scellée dès la première saison de la série et cela fait plaisir.

Note : 6/10. En bref, un bon épisode, qui nous offre encore une fois quelques petits  rebondissements et qui explore toujours ces relations entre les personnages, relations si sacrées qui ont fait le succès premier de la série.