Les critiques // Agents of SHIELD : Saison 4. Episode 10. The Patriot.

Rédigé par Julie Debelfort
Agents of SHIELD poursuit son petit bonhomme de chemin. Après un excellent épisode de reprise, la série dévoile de nouveaux secrets et on  en apprend plus sur Mace et ses cachoteries.

Jeffrey Mace : le nouveau directeur du SHIELD. Au début assez détestable, il a su se montrer charismatique et surtout redonner une identité positive au SHIELD vis-à-vis de tous, inhumains, hommes, femmes, journalistes (en partie du moins), politiciens, etc. Il arbore ce nouveau visage, que portent tous les hommes de prestige et d’importance, et se doit d’assumer ce rôle qui lui est assigné. Ainsi, au final, ce n’est pas étonnant de découvrir qu’il cache certaines choses, et ce malgré tout l’altruisme dont il est capable. C’est lentement, tout au long de l’épisode, que son véritable secret est dévoilé : Mace n’est pas un inhumain, il ne possède aucun pouvoir. C’est une drogue, faite à partir des travaux du père de Daisy, qui lui permet de développer temporairement une super-force. Avec le costume qui va avec, forcément, Mace apparaît comme le nouveau Captain America et c’est pourquoi Talbot, guest de cet épisode, explique que c’était exactement la figure emblématique recherchée pour redonner foi au SHIELD. Ainsi, dès le départ, notre impression était bonne. Il aura toutefois fallu attendre 10 épisodes pour en découvrir plus sur ce nouveau personnage, et les scénaristes ont habilement joué avec l’importance et l’apparente facilité de Jeffrey à affronter le danger, nous faisant presque oublier notre impression première.

Cet épisode est également l’occasion de renouer avec le grand ennemi du SHIELD : HYDRA. On retrouve d’anciens espions, d’anciens agents ayant travaillé pour cette organisation qui lance une attaque contre Mace et compagnie afin de récupérer la fameuse drogue qui prodigue les pouvoirs au directeur du SHIELD : on apprendra d’ailleurs que cette dernière est calibrée spécialement pour l’ADN de Mace. Qu’est-ce que c’est censé vouloir dire ? Que se passe-t-il quand la drogue est injectée à quelqu’un d’autre ? On imagine bien qu’on n’a pas fini d’entendre parler de cette drogue. Et surtout, on se dit qu’Hydra est finalement toujours dans la place, et qu’il y a bien des chances que des têtes repoussent à nouveau pour confronter le SHIELD. Mais le véritable objectif de Patriot, plus que de présenter Mace dans son entièreté, c’est notamment de raviver la flamme du directeur originel du SHIELD, à savoir Coulson (on pourrait dire Nick Fury, mais il n’a jamais été présent dans l’univers sériesque de Marvel). Et qu’on se le dise : même si officiellement Coulson n’est pas le directeur du SHIELD, officieusement il est bien en place, et Mace ne peut le nier. En tant que spectateur, c’est un retour sur le devant de la scène qu’on attendait avec impatience, tant il paraît impossible de voir Coulson dans un autre rôle que celui qu’on lui a connu depuis 3 saisons déjà. 

En parallèle, l’intrigue AIDA se poursuit lentement mais sûrement. Le docteur Radcliffe cherche toujours à poursuivre son plan, bien qu’encore flou et vague à nos yeux, tandis que la vraie Agent May s’est réveillée l’espace de quelques instants. On apprend donc que May est gardée inconsciente grâce à des simulations : ce qui n’est pas sans rappeler l’épisode Tahiti de Coulson. De son côté, Fitz diverge avec Simmons. L’un veut comprendre pourquoi Aida a viré aussi radicale, l’autre ne veut plus du tout en entendre parler, forçant Fitz à lui mentir. Ce n’est pas bon pour les relations, mais c’est rarement ce qui marche le plus dans Agents of SHIELD dans tous les cas.

Note : 6.5/10. En bref, un épisode dans la continuité de la reprise, avec des rappels sympas des saisons précédentes, tels que la couverture de Simmons à Hydra, des références à Captain America et la menace constante de Watch Dogs/Hydra.