MOVIE | Assassin's Creed : Notre critique !

Rédigé par Pravine Barady
Une des plus grosses franchises du jeu-vidéo s’intitule Assassin’s Creed, et nous la connaissons tous. Après l’adaptation du jeu Warcraft plus tôt dans l’année, on termine cette année 2016 avec une adaptation peu convaincante réalisée par Justin Kurzel.

Synopsis : Lynch est un descendant des assassins, il est récupéré par la société Abstergo afin de revivre des instants de la vie de son ancêtre Aguilar durant l’Inquisition espagnole.

C’est un des films les plus attendus de cette fin d’année, et c’est la première raison pour laquelle le film sera décevant. Pour adapter un tel jeu, il faut poser un contexte, on ne peut pas directement plonger dans l’Animus au sein de la vie d’Aguilar. On sait cela parfaitement, et pourtant… Nous sommes déçus quand même. Il n’y a pas assez de scènes dans l’Animus et beaucoup trop de scènes dans le présent. Le scénario est d’une nullité aberrante (s’il y en a un), et le contenu est très vide de sens. Le film essaye d’insérer discrètement des informations qui nous permettraient de comprendre l’univers, mais la manière de nous raconter tout ça est d’un ennui mortel. D’ailleurs, dès qu’un personnage ouvre la bouche, on sait que le dialogue sera long et que nous allons nous ennuyer. En parlant de personnages, la psychologie de ceux-ci est incompréhensible… Un personnage pense d’une manière, et puis finalement, il va changer à cause d’un événement… Mais ça n’a absolument aucun sens. On pourrait souligner tout de même la performance ahurissante et très fidèle de Michael Fassbender, notre Magnéto préféré. On ressent les mimiques et l’allure des assassins dans les jeux. Si Michael Fassbender crève l’écran, ce n’est pas le cas de Marion Cotillard. Malgré son talent et sa volonté de s’imposer, elle prend une place considérable dans le film à travers un rôle assez ridicule et détaché de toute émotion. Elle est vide…

Le point fort d’Assassin’s Creed, c’est le visuel. Et là, on prend une véritable claque. Les plans aériens où les aigles survolent la ville sont simplement sublimes. Par ailleurs, les scènes de combats, d’escalades et de cascades sont réalisées sans image de synthèse. Cette ville très chaude mélangeant les couleurs marron, rouge… Et une brume constante devient lassante petit à petit. Mais les décors, et les lieux où le film a été tourné incarnent un véritable atout. On a tout de même du mal à percevoir correctement les chorégraphies de combats parce que les plans sont très saccadés. Quant au centre de recherche, une lumière presque divine est très bien exploitée et sublime tous les plans sur Fassbender à l’Animus. La réalisation est assez particulière et similaire au film Macbeth par ce même réalisateur.

Note : 5/10. En bref, Assassin’s Creed est une adaptation ratée de cette franchise mythique malgré l’incarnation parfaite de Michael Fassbender et des scènes d’action splendides.  L’acteur ne peut pas porter à lui seul le film, le scénario doit suivre. Et ici, il ne suit pas…

Bande-annonce :