Les critiques // The Walking Dead : Saison 7. Episode 7. Sing Me a Song.

Rédigé par Julie Debelfort
Après un épisode un peu en décalage et entièrement centré sur un seul personnage de la série, The Walking Dead revient pour un nouvel épisode encore plus long –ce qui n’est pas forcément un avantage- principalement centré sur la relation Carl/Negan.

La série change légèrement : on ne suit plus une seule personne ou une seule communauté, mais on s’éparpille quelque peu en suivant plusieurs petits groupes de personnages. On retrouve donc rapidement Jesus, lâchement abandonné par Carl qui lui rend visite à Negan tandis qu’en parallèle, Michonne et Spencer partent chacun de leurs côtés et Rick accompagné d’Aaron sont à la recherche de vivres. Jusque là, les choses sont claires et posées, on arrive à suivre. La façon dont se déroule l’épisode, avec la division de multiples groupes, fait penser au Terminus, lorsque les survivants étaient tous éparpillés sur le territoire avant de se retrouver pour un cliffhanger. On sent que les scénaristes essaient donc d’installer un climat assez similaire, en vu du winter finale qui aura lieu la semaine prochaine !

En attendant, tandis qu’on découvre un peu plus le fonctionnement des règles de Negan, on apprend aussi à apprécier de plus en plus Père Gabriel, qui ne mâche pas ses mots vis-à-vis de Spencer. Bien qu’on le déteste tout autant qu’on lui, on se demande comment Rick et Gabriel ont pu devenir les meilleurs amis du monde à ce point. A croire qu’on a loupé quelques épisodes, car malgré que Gabriel ait appris à respecter Rick, c’est presque s’il lui vouait une admiration sans bornes. Passons. On a aussi d’un autre côté Michonne, qui part en solitaire : pour qui, pourquoi ? Ce n’est que vers la fin qu’on comprendra qu’elle veut trouver Negan. Quel intérêt ? Si ce n’est être suicidaire, Negan ne lui porte tout simplement pas le même respect que celui qui a envers Carl – et qu’on explique pas-. Ce dernier continue d’agir de manière stupide, tout d’abord en s’imaginant tuer son ennemi avec un fusil alors qu’il est entouré de sauveurs et qu’il n’a qu’un œil… A un œil, la vision est limitée, c’est triste à dire. Le borgne sera quelque peu malmené mais étonnamment admiré par Negan, qui apprécie ce côté dur-à-cuire sans peur du gamin. Malheureusement, Carl n’a pas pensé aux conséquences de son action, ainsi il ramène Negan à Alexandria avec lui et surtout le chef des sauveurs découvre l’existence de Judith. Pour le côté grand frère protecteur, on repassera. Enfin, dernier groupe, Eugène et Rosita partent à leur tour sous l’ordre de Rosita qui veut qu’on lui construise une balle. Une balle certes destinée à Negan mais qui fait craindre Eugène, qui pense que l’un d’entre eux risque d’y passer si Rosita accomplit sa vendetta.

Cet épisode, un peu long et pas forcément nécessaire, nous aura surtout permis de découvrir le Sanctuaire peut-être plus que l’épisode 4 pourtant dédié à cette communauté. En plus de développer une certaine relation dérangeante entre Carl et Negan, on voit comment ce dernier se comporte véritablement, aussi bien avec ses femmes qu’avec ses hommes, avec ceux qu’il respecte et ceux qui lui manque de respect ou qui lui désobéissent. On assiste à une scène mythique du comics, quand Carl chante une chanson à Negan, d’où  le titre « Sing Me A Song » et aussi à la fameuse punition que réserve Negan aux hommes qui touchent à ses « épouses ». 

Note : 6/10. En bref, un épisode plus long que nécessaire, intéressant sur certains points mais souffrant toujours de certaines lenteurs. La fin est quelque peu énigmatique, et nous laisse sur une note de certaine frustration…