Les critiques // The Walking Dead : Saison 7. Episode 6. Swear.

Rédigé par Julie Debelfort
The Walking Dead revient pour un 6e épisode un peu plus long que les précédents, puisqu’il durera 50 minutes, entièrement dédiées à Tara. Suivant la logique de ce début de saison, la série ne se lasse pas de nous faire découvrir de nouvelles communautés…

Un épisode dédié à Tara. N’était-ce déjà pas risqué de jouer sur ce plan là, pendant 50 minutes ? Etonnamment, pas forcément. Sans être palpitante, l’histoire de Tara nous passionne, alors même qu’on avait quelque peu oublié qu’elle et son compagnon de route, Heath, avaient quitté Alexandria pour partir à la recherche de vivre, persuadés que leurs gens ne craignaient plus rien des Sauveurs. Ah. La bonne blague. Dans tous les cas on retrouve Tara, échouée sur une plage, seule. Le fait qu’elle soit seule, c’est probablement ce qui nous a le plus étonné dès le départ. Et comme le season premiere, on ne découvrira ce qu’il s’est réellement passé pour Heath et Tara qu’au cours de flashbacks qui dureront jusqu’à la dernière minute. Loin d’être lassant, c’est au final une bonne idée de présenter l’histoire de cette manière, tandis qu’en parallèle on nous présente l’existence d’une nouvelle communauté entièrement composée de femmes. Oui parce que les messieurs de ces dames et demoiselles sont tous morts, y compris les garçons de plus de 10 ans. Sans surprise, on apprendra vers la fin de l’épisode que cette communauté a rencontré les Sauveurs. Oui sans surprise, car la saison 7 de cette saison est bien déterminée à nous montrer à quel point le groupe de Negan semble tout puissant et invincible. Pourtant, on tique un peu. On a du mal à comprendre pourquoi Negan aurait achevé tout le monde, plutôt que d’utiliser les hommes comme esclaves ou autre, histoire de s’amuser un peu. Mais on n’aura pas cette réponse pour tout de suite, à en croire la façon dont Tara finit par s’enfuir de cette nouvelle communauté bien étrange.

Bah oui. Quitte à présenter un nouveau groupe, autant que ce soit original. Du coup, en plus d’être un harem de femmes, ces dernières se sont prises pour les Amazones de Wonder Woman qui veulent tuer quiconque s’approche du camp. Tara s’est vu sauvé la vie par trois reprises par la même personne, qui regrette que les humains aient le besoin de tuer pour s’en sortir. Et on note qu’elle n’a pas tort. Après tout, si le groupe de Rick n’avait pas assassiné sauvagement les hommes de Negan, peut-être auraient-ils pu rester inaperçu un long moment et prévoir le coup autrement. Passons. Ce n’est plus le moment de remettre en cause ce qu’il s’est passé. Désormais, Tara doit retrouver Heath, mystérieusement disparu après leur séparation due à une horde de rôdeurs. Enfin, elle le retrouvera plus tard car en attendant elle est retournée à Alexandria, où elle apprend la mort de Denise. Là aussi, on est un peu déçu. On aurait apprécié voir un peu plus de réactions plutôt qu’un simple passage sur la tête dépitée d’Eugène et sur la mine vengeresse de Rosita.

Au final, la quête de Tara s’est révélée infructueuse : pas de nourriture à ramener aux potos, la perte de son compagnon de route, et la découverte d’une communauté quelque peu hostile qu’on ne reverra sûrement pas de sitôt. Si l’épisode est plutôt bien, on en questionne l’utilité. A quoi bon nous faire découvrir de nouveaux personnages (qui semblent avoir toute leur place dans la série et qui pourraient apporter quelque chose à la série) si ce n’est pour plus les revoir ? A quoi bon nous rappeler que Tara et Heath étaient partis en mission de ravitaillement pour qu’ils reviennent tous deux les mains vides, l’une les mains liées parce qu’elle a juré de garder un secret, et l’autre disparu et dont on ne sait pas si on aura des nouvelles rapidement ?

Note : 6/10. En bref, un épisode à double tranchant. A la fois on a tout à dire et à la fois on n’a rien à y dire. Si on passe un bon moment à découvrir l’histoire de Tara, on reste sceptique quant au but véritable de ces 50 minutes.