Les critiques // Supergirl : Saison 2. Episode 8. Medusa.

Rédigé par Julie Debelfort
Après les derniers épisodes de Supergirl un peu trop centré à notre goût sur les nouveaux héros de National City, Supergirl revient, bien décidée à combattre la menace que représentent Cadmus et le vrai Hank Henshaw.

Lundi 28 novembre : c’est la fameuse date qui marque le début du crossover ultime entre les différentes séries de l’Arrowverse, à savoir : Supergirl, The Flash, Arrow et Legends of Tomorrow. Et si le crossover démarre bel et bien, ce ne sera pas avant la dernière seconde de ce dernier. Alors, si vous espériez regarder Medusa juste pour le plaisir de voir Barry Allen et compagnie s’allier à Supergirl, ce n’est pas pour tout de suite. L’épisode démarre donc tranquillement, sur un fond de thanksgiving et de révélations qui n’auront pas eu lieu. James et Winn débattaient pour révéler l’identité du Guardian, mais c’est bien le seul moment où on entendra parler, et sincèrement, cela fait du bien. Enfin la série porte bien son nom et c’est Supergirl, à elle seule (ou presque, merci Lena Luthor) qui va encore une fois sauver sa ville. 

Malheureusement, si on espérait que Supergirl n’ait pas besoin d’hésiter sur ses sentiments avec ses amis tous les épisodes pour exister pleinement, c’est loin d’être le cas. Alors que Cadmus lâche un virus crée par les parents de Supergirl, Mon-El en est atteint et embrasse par la même occasion Kara. Qui donc réalise ses sentiments plus ou moins etc. Bien sûr, parce que ce ne serait pas drôle, elle ne va pas les assumer, et on repart pour un tour du « je t’aime mais je ne peux pas le dire » comme ce qu’il s’est passé dans la saison 1 de la série et qui était sincèrement son plus gros point faible. On a assez souffert de voir James et Winn criser parce qu’ils ne pouvaient pas avoir une relation avec Kara, alors si on rajoute Mon-El… Du coup, les aliens morts à cause de Hank Henshaw, on s’en moque un peu. Tout ce qui compte c’est de sauver le Daxamite, et c’est très réducteur. Au moins, y aura-t-il eu enfin quelque chose de concret entre Alex et Maggie : dieu merci, ça les empêchera de se tourner autour du pot jusqu’à la fin de la saison. 

Toutefois, et heureusement, l’épisode comporte de très bons atouts : le retour de Cyborg Superman et de Cadmus relève largement le niveau des précédents épisodes. Supergirl fait face à un des plus grands ennemis de son cousin, tandis qu’on en apprend plus sur les interactions entre Lena Luthor et sa maman grande prêtresse de Cadmus. Les relations entre elles n’ont jamais été au beau fixe, et si l’espace de quelques instants on a cru que Lena choisirait le mauvais camp, il n’en est rien. Elle sauve la population alien et fait arrêter sa propre mère. Est-ce que cela signifie pour Katie McGrath qu’on ne la verra plus dans la suite de la saison ? Est-ce qu’on aura une raison de mettre à nouveau ce personnage en avant ou va-t-elle simplement cesser d’exister maintenant que son lien principal avec Cadmus n’a plus de raisons d’être ? On espère en tout cas la revoir, car il faut le reconnaître, ce personnage haut en couleur apporte une réelle fraicheur et intensité parmi tous les autres de la série. En tout cas, on espère au moins que Kara ira remercier Lena pour avoir sauvé son espèce. Les relations mère-fille ont également été testées du côté de la famille Sanvers, puisque Alex a fait à nouveau son coming-out auprès d’Eliza, sa mère, qui devinait plutôt bien les choses. Une scène encore très émotive qui doit ravir la communauté LGBT et qui ancre la série dans ce processus de montrer qu’il n’y a rien de plus normal que de tomber amoureux d’une personne.

Un seul regret pour cet épisode : l’intrigue autour de J’onn. Bien qu’Eliza soit douée dans son domaine, on regrette que la transformation du fils de Mars en White Martian soit aussitôt stoppée par un vaccin trouvé en un tour de main. On aurait espéré voir J’onn se débattre avec cette nouvelle partie de lui, le voir en difficulté face à un tel sort, malgré toute la sagesse dont ce personnage fait preuve depuis le début de la série. S’il n’en est rien, on imagine qu’il y aura tout de même de la suite dans les idées puisque J’onn a enfermé M’ghann. Et techniquement, elle n’est un danger pour personne et c’est surtout par vengeance personnelle qu’elle se retrouve enfermée au DEO.

Note : 6.5/10. En bref, un plutôt bon épisode, qui regorge de points forts comme de points faibles. Si on adore certains personnages, on aime beaucoup moins cet éternel côté romance-non-assumée qui subsiste désormais dans tous les épisodes de la série. Une héroïne ne peut-elle pas s’afficher sans avoir besoin de montrer qu’elle est prise dans un sentiment amoureux ? Ne peut-elle pas exister par elle-même sans avoir à se justifier d’avoir ou non une relation amoureuse ? Vous avez trois heures.