Les critiques // Supergirl : Saison 2. Episode 7. The Darkest Place.

Rédigé par Julie Debelfort
Après un épisode très décevant la semaine dernière, Supergirl revient en force, avec toujours cette idée de mettre en avant de nouveaux héros masqués dans les rues de National City.

Qu’on se le dise : The Guardian, on n’a pas fini de le voir se disputer la une des news avec Supergirl. A tel point qu’on est un peu comme Supergirl au début de l’épisode : agacé. Il a suffit d’une apparition digne d’un héros de superette pour que le Gardien soit adulé et mis en valeur bien plus que ne le fut Supergirl à sa première apparition. Ce qui a de quoi frustrer, quand on se souvient du nom de la série. Mais si on approuve tout de même cette évolution de James Olsen, on peut regretter quelque peu le manque de cohérence : du jour au lendemain, James devient The Guardian. Le reporter-photographe, déjà porté à la tête de CatCo sans trop savoir pourquoi, devient aussi efficace qu’un agent surentraîné du DEO et en plus regorge de gadgets en tout genre construits en un tour de main par son acolyte, Winn. Bien qu’on se rend compte d’être dans une série avec des aliens, il y a tout de même là un gros vide, un manque de réalisme, un travail bâclé. Pourquoi n’avons-nous pas vu James se préparer plutôt que de le voir se déguiser sans prévenir en chevalier des temps moderne ? Comment Winn arrive-t-il à construire ce costume, ces gadgets, à assumer sa double vie quand même Supergirl elle-même doit parfois user de vieux tours pour ne pas se faire repérer ? On souffre là d’un gros manque d’informations, et bien que cela permette à Winn et James, deux personnages plus ou moins secondaires, de gagner en importance, il y a toujours cette sensation de manque qui subsiste quand on voit interagir cette nouvelle paire d’amis à l’écran.

En parallèle, l’épisode possède tout de même de sacrés points forts : avec le retour de Cadmus s’accompagne le retour de deux personnages clés de l’univers de Supergirl : à savoir le vrai Hank Henshaw et Jeremiah Danvers. Tous deux sont encore vivants et toujours fidèles à eux-mêmes. L’un prend donc la place de Cyborg Superman, ce qui a de quoi étonner, quand on sait que dans les comics, Cyborg Superman est tout simplement le double de Superman physiquement. Mais c’est un bon twist que d’utiliser le vrai Henshaw à cette fin d’extermination des aliens. Jeremiah quant à lui intervient de façon très brève, mais c’est suffisant pour relancer l’intrigue autour de sa disparition/recherche. C’est aussi le moment pour la vraie révélation : Kara apprend enfin que la maman de Luthor est derrière Cadmus, et là encore, ça pourrait apporter une toute autre dynamique, surtout que Supergirl semble véritablement apprécier la fille de son ennemi.

Enfin, en plus de voir Supergirl mise à mal par Cadmus, la relation entre J’onn et M’ghann prend une toute autre tournure. Ce n’était clairement pas l’évolution attendu mais J’onn découvre que Meghan est en réalité un White Martian, soit la race responsable de l’extinction du peuple de J’onn. On à affaire à un J’onn vengeur et haineux, une chose que nous ne sommes pas habitués à voir. Plus encore, on apprend qu’il va éventuellement finir par se transformer en White Martian : une nouvelle intrigue pour la série qui mise vraiment sur les personnages autour de Supergirl dans cette deuxième saison.

Note : 6/10. En bref, un bon épisode, qui relance des intrigues, et apporte de nouvelles et permet aux personnages secondaires de s’imposer à l’écran. Il est encore difficile de dire si Supergirl à toute sa place à côté de tout ce qui se passe, mais c’est intéressant d’explorer les personnages qui l’entourent. Encore une fois ceci dit, les scénaristes ne peuvent pas s’empêcher d’ajouter une touche de romance par-ci par-là, et quand ce n’est pas Maggie et Alex qui s’aiment différemment, c’est Mon-El qui s’intéresse littéralement au mariage sur Terre.