Les critiques // Agents of SHIELD : Saison 4. Episode 7. Deals with Our Devils.

Rédigé par Julie Debelfort
Après une longue absence et après la sortie de Doctor Strange au cinéma depuis plusieurs semaines, Agents of SHIELD revient pour un septième épisode au rythme effréné. Un retour qui ne nous aura presque jamais autant passionnés depuis le début de la série.

Dans le précédent épisode de la série, qui date un peu, on abandonnait nos agents dans une mauvaise posture : Eli Morrow trahissait toute l’équipe du SHIELD tandis qu’il s’appropriait le pouvoir du Darkhold, au mépris de nombreuses vies humaines. Mais la poursuite d’Eli attendra : il faut sauver Coulson, Fitz et Robbie, bloqués dans une 2ème dimension et à court de temps, car ils risquent d’y passer pour de bon. A partir de là, les dés sont jetés. Pendant 40 minutes, Deals With Our Devils n’aura de cesse de nous mettre sous tension et de nous garder suspendu à chaque événement de l’épisode, tant par le mélange sans cesse renouvelé du mysticisme (merci Doctor Strange) et/ou du surnaturel mélangé à l’habituel science du SHIELD, que par ce parallélisme des deux points de vue de nos agents divisés en deux équipes. Pendant ce temps on n’oublie pas Simmons, quelque isolée dans cet épisode, qui aura surtout pour intérêt de garder intact l’intrigue sur les inhumains, puisqu’elle a aidé à en libérer un : qui est-il donc et pourquoi intéresse t-il autant les scientifiques, nous ne le saurons probablement pas immédiatement.

Ce septième épisode contient de nombreux points forts, notamment à l’aide de twist entièrement inattendu. Ainsi, quand Mack devient le Ghost Rider, bien que très brièvement, c’est une surprise à la fois bienvenue et redoutable. Un cliffhanger qui avait toute sa place dans cet épisode, permettant à Mack de se dévoiler sous un nouveau jour : il a encore de nombreux secrets et semble hanter par des souffrances secrètes qui seront sûrement dévoilés dans les prochains épisodes. Si l’on regrette quelque peu que Mack ne soit pas resté le Ghost Rider plus longtemps, car il semblait vraiment y avoir quelque chose à exploiter ici, le futur duo entre Mack et Robbie prévu pour la semaine prochaine va certainement rattraper les choses car cela promet une belle quête de vengeance en perspective. En parlant de Robbie, ce dernier n’est pas en reste dans la série. Pour la première fois, il n’est plus vu comme un inconnu mais semblait véritablement avoir sa place au sein de la Team SHIELD, au même titre que Daisy, puisque cette fois-ci il n’y avait pas de temps pour se morfondre sur les événements tragiques de la saison précédente. Malheureusement, au vu du nouveau Deal qu’à passé Robbie avec le Ghost Rider, ce dernier n’a pas fini d’être hanté, comme on se le doute. Ce fut toutefois très intéressant de voir les deux face à face, se parler véritablement comme deux êtres à part entière et non plus comme une moitié de l’un. Gabriel Luna représente un véritable atout à lui seul dans cette saison d’Agents du SHIELD : il incarne un Ghost Rider mythique, mais permet également de mettre en valeur l’humain obligé de supporter le marché passé avec le diable.

Pendant ce temps, l’épisode fait la part belle à Aida, l’androïde du Docteur Radcliffe qui ne peut plus cacher son existence. L’avenir d’Aida semble bien sombre, puisque pour sauver Coulson et Fitz bloqués dans l’autre dimension à la manière de Doctor Strange, elle a du lire le Darkhold. Un fait qui l’a marqué, étant donné qu’Aida se retrouve dans les dernières secondes de l’épisode à travailler sur quelque chose de très mystérieux… et tout ceci ne présage rien de bon. Si on ne sait pas encore où cela va mener, c’est plutôt une bonne idée de miser sur l’androïde censé protéger les agents pour continuer d’apporter cette touche de mysticisme et de danger, en dehors du Ghost Rider et d’Eli Morrow. 

Enfin, et pas des moindres, voir l’épisode sous deux perspectives différentes à permis d’apprécier plus encore le retour de nos agents après 4 semaines d’absence. Quelle bonne idée de faire un parallèle entre ce que voyait et ressentait Coulson, Fitz et Robbie comparé à Daisy, Mack et les autres. Si on est parfois agacé encore que Fitz ne décide vraiment à se bouger que pour Gemma (vraiment Fitz ? On en oublie parfois ton amour de la science et le fait que tu existes bien aussi sans elle), on ne peut que remarquer que les scénaristes décident vraiment de développer la relation Coulson/May comme jamais. Si ceux-ci ont toujours été proches, les voir à chaque fois à ce point désespérés lorsque l’un ou l’autre disparait est une partie d’eux que nous ne connaissons pas forcément. Tout ceci nous fait dire qu’il y a encore beaucoup à apprendre sur leurs passés et liens respectifs, et c’est très appréciable de voir ces détails vraiment développés.

Note : 8/10. En bref, un très bon épisode qui nous garde en haleine tout le long de ces 40 minutes. De nombreux rebondissements appréciables. Notre seul regret : l’attente de 4 semaines qui diminue quelque peu l’impact qu’aurait pu avoir Deal With Our Devils directement à la suite du sixième épisode de cette saison.