MOVIE | Miss Peregrine's Home for Peculiar Children : Notre critique !

Rédigé par Pravine Barady
Miss Peregrine's Home for Peculiar Children est un roman de fantasy écrit par Ramson Riggs. Tim Burton est aux commandes de l’adaptation cinématographique, réussite ou échec ? En tout cas, l’univers est génial.


Synopsis : Un adolescent de 16 ans perd son grand-père, il se rend alors compte que toutes les histoires qu’il lui contait étant petit étaient réelles. Il découvre ainsi Miss Peregrine et les enfants « particuliers ».

Tim Burton est un des réalisateurs adulés de cette génération par son style particulier et ses personnages envoutants. Néanmoins, cela fait longtemps qu’il n’a pas réalisé un film ayant marqué l’histoire du cinéma depuis Charlie et la Chocolaterie et Les Noces Funebres en 2005. Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children ne sauvera pas Burton. Il est, d’après ce qu’il fait récemment, au bout de ses idées et en fin de carrière.

La construction du film se fait en trois parties, la première étant la plus intéressante. De nombreuses questions se posent à propos de cet univers complètement différent de la vie moderne en 2016 que vit Jake Portman. L’introduction a beau être longue, Burton parvient à nous saisir à travers une intrigue temporelle qui tient la route et à travers des histoires passionnantes. A quoi ressemblent les fameux enfants « particuliers » dont parle le grand-père ? Existent-ils réellement ? Le décor des années 40 est assez restreint puisqu’on se retrouve au Pays de Galles, dans la nature, dans l’hôtel, ou bien dans l’orphelinat. Nous n’avons donc pas vraiment de décor de grandes villes. Le point fort de Burton c’est les monstres, et il parvient à nous le montrer encore une fois à travers les enfants « particuliers » et les autres créatures (ressemblants d’ailleurs aux monstres qu’on voit dans la série Stranger Things).


Malheureusement, les enfants « particuliers » ayant des pouvoirs sont sous-exploités, nous voyons dans une scène l’étendu de leurs pouvoirs, et pourtant, dans des situations critiques, ils ne les utilisent pas alors qu’ils peuvent obtenir une victoire simple et rapide. Certains d’entre eux ressemblent fortement à des personnages dans Alice au pays des Merveilles, et une des scènes d’actions arrivant vers la fin est tout simplement géniale. Les squelettes sont ranimés et se battent aux côtés de nos protagonistes, on retrouve dans l’animation une certaine forme d’amélioration de ce qu’utilisait Burton pour le film Beetlejuice.

La relation entre les personnages est intéressante, du moins la relation entre certains personnages. Parce que plus il y a de personnages, moins de temps on peut consacrer à chacun d’entre eux. Tout est alors centré sur Jake et Emma, interprétés respectivement par Asa Butterfield et Ella Purnell. Samuel L Jackson prend son pied en incarnation un bad-guy, avec une touche d’humour qu’on retrouvait dans Kingsman. Quant à Eva Green, elle se retrouve à nouveau dans son monde, un rôle plutôt dark.

Note : 7/10. En bref, Miss Peregrine's Home for Peculiar Children confirme l’essoufflement du cinéma de Burton malgré des personnages attachants, notamment parce qu’ils sont sous-exploités et l’intrigue assez mal conclue. 

Bande-annonce :