MOVIE | Conjuring 2 : Notre critique !

Rédigé par Pravine Barady
Saw, Insidious, The Conjuring: les dossiers Warren… James Wan est le maître de l’horreur moderne, et il réalise l’excellente suite de The Conjuring : le Cas Enfield. Le budget a été multiplié par 2 et la réussite n’en est que meilleure.

Le couple Warren se rend à Londres dans le quartier d’Enfield afin d’enquêter sur des manifestations surnaturelles chez une famille.

Sans aucun doute un des films d’horreur les plus construits de tout les temps au niveau de la réalisation. James Wan est ce jeune génie qui se renouvelle dans chaque film, et il arrive probablement à son apogée (en espérant tout de même être surpris à nouveau par la suite). Il nous offre un large éventail de techniques et révolutionne le genre de l’horreur, notamment à travers l’utilisation de cette caméra fantomatique, qui se balade de temps en temps dans la maison autour des personnages. Le film est également plus compliqué à déchiffrer, on ne peut tout anticiper car nous savons très bien qu’une chose horrible va arriver mais on ne sait quand : il y a par exemple le mouvement de caméra une fois, il n’y a rien. Deux fois, il n’y a rien. Et là : troisième fois, screamer ! Il ne garde pas toujours cette logique des trois fois, on est alors toujours surpris. Sans oublier que la surprise vient souvent de là où on ne s’y attend pas du tout de base. Les plans-séquences sont très intelligents, et il gère de toute façon tout les genres de plans…

Le scénario est tout aussi performant, il évite les clichés, c’est ici qu’il se renouvelle. On s’intéresse dans une grande partie du film sur le fait que les manifestations puissent être du domaine de la supercherie et de l’escroquerie. Et c’est quelque chose qu’on ne voit pas dans tous les films d’horreur. On en apprend également plus sur Ed et Lorraine Warren, notre couple chasseur de démons. Et c’est cette histoire secondaire sur l’affaire d’Amityville qui possède les séquences les plus angoissantes du film. Le climax est exceptionnel, on ne peut vraiment plus deviner ce qui va arriver, tout reste incertain jusqu’au bout. On est alors face à trois « démons » : le vieil homme possédant la petite fille, l’incarnation du jouet musical de Johnny, et puis la plus grande peur de Lorraine…

Ce n’est pas le plus effroyable des films, loin de là, il n’y a qu’un seul screamer où nous sommes obligés de sursauter. Mais on voit très bien que James Wan est capable de nous offrir ce sursaut du début à la fin lors de toutes les scènes avec les démons. Malheureusement, pour un film ayant un budget de 40 millions de $, les effets spéciaux ne sont pas à la hauteur, je pense notamment à l’incarnation du jouet musical de Johnny…

Note : 9/10. En bref, The Conjuring : le Cas Enfield est une claque horrifique maîtrisée du début à la fin avec une réalisation monstrueuse et un scénario qui se démarque.

Bande-annonce :