MOVIE | Teenage Mutant Ninja Turtles 2 : Notre critique !

Rédigé par Pravine Barady
Après la réussite, du moins au niveau des entrées au cinéma. Les fameuses tortues de notre enfance s’attribuent un second film intitulé « Les Tortues Ninja : La Sortie de l'ombre », et c’est Dave Green qui en est aux commandes. Un bon divertissement, mais surtout moins sombre que le premier opus…


Synopsis : Shredder, le grand méchant du premier film parvient à s’enfuir, et son plan ne convient pas à nos jeunes tortues : Leonardo, Raphael, Michelangelo et Donatello. Un dessein encore plus maléfique fait surface…

Après les adaptations plus ou moins mauvaises des comics Marvel et DC Comics cette année, on parvient enfin à une adaptation sincère et fidèle d’un autre genre de comics. Puisque ce film représente la suite du premier, il n’y a plus besoin de présenter en profondeur l’univers des Tortues Ninja comme le ferait une origin-story. L’introduction est alors magnifique, nous sommes directement plongés dans ce monde, mais d’une manière originale. Une histoire similaire débuterait le film sur un combat, et bien celui-ci est différent, et décalé. A notre plus grande surprise, une énorme partie du début est comique à travers ce match de basket, ou bien la mise en scène peu commune qui est offerte à Megan Fox au départ. Son maquillage est par ailleurs… De plus en plus marqué, on ne la reconnait plus. Le personnage qui offre de la fraîcheur au film est Casey Jones, un jeune policier incarné par Stephen Amell (aka le justicier d’Arrow) qu’on apprend à découvrir et à aimer petit à petit.


L’esprit même des Tortues Ninja est présent, n’importe quel fan serait en extase durant tout le film. Leur fameuse planque a été améliorée et on discerne le très beau camion personnalisé des frères Tortues. Les tuyaux, les égouts… Tout est là. Quant aux scènes d’actions, on est étonné par leur efficacité : les ralentis ne sont pas employés de n’importe quelle façon et impressionnent à chaque fois. Les scènes de poursuite sont particulièrement soignées (dans l’avion, dans l’eau, sur la route…) et le seul défaut à ce niveau est le combat final, les images de synthèses font mal aux yeux et les fonds vert sont évidents, probablement un problème de budget même si celui-ci est légèrement supérieur à l’opus précédent.


Le scénario est basique, mais loin d'être simpliste. Notons la différence entre les deux, puisque ce film ne pourrait et ne devrait pas être critiqué sur ce point, on ne demande pas à ce qu’il soit sophistiqué non plus. On se retrouve alors face à une évolution constante de la trame principale, d’abord centrée sur Shredder, puis ensuite sur la menace suprême qui est l’assemblage de différents éléments permettant d’ouvrir un portail dimensionnel et de faire entrer le vaisseau de Krang. Les personnages sont assez travaillés, nous n’avions pas besoin d’en savoir plus sur Shredder puisqu’il incarnait déjà le méchant principal du premier film, mais les deux nouveaux formant un duo sont intéressants. Bebop et Rocksteady évoluent et le film est assez intelligent pour exploiter également les Tortues Ninja. En effet, après le problème de la menace, le film est porté sur la psychologie de nos quatre frères. Le fameux liquide pourrait les transformer en êtres humains, la question de l’identité est alors posée : faut-il se dévoiler ou agir dans l’ombre ? On a également à faire à la peur de l’Autre. Le climax est connu dès le départ puisque le « technodrone » est présent dans le trailer, mais cela ne change en rien la claque qu’on prend pendant 01h52.

Note : 9/10. En bref, que pourrait-on attendre de plus des Tortues Ninja 2 ? Aujourd’hui, le terme de « divertissement » est péjoratif et incarne le cinéma pauvre, mais c’est ici un divertissement parfait, tout est là pour que le film fasse son charme. D'autant plus que la 3D fonctionne plutôt bien!

Bande-annonce :