MOVIE | Alice Through the Looking Glass : Notre critique !

Rédigé par Pravine Barady
James Bobin remplace le légendaire Tim Burton à la réalisation même s’il reste tout de même dans la production. Alice de l’autre côté du miroir est la suite d’Alice aux pays des merveilles, inspirée elle aussi du livre éponyme de Lewis Carroll de 1872.

Synopsis : Alice est de retour dans le monde imaginaire et elle apprend que le Chapelier Fou est malade. Le seul moyen de le sauver est de remonter le temps et secourir ses parents, elle va vivre une aventure hors du commun dans ce monde particulier…

Alice de l’autre côté du miroir est un film fascinant, où l’univers est large et plein de ressources exploitables. De retour dans cette création du fameux Tim Burton, nous sommes moins surpris par les différents personnages puisque nous les connaissons déjà. Néanmoins, les effets spéciaux sont d’une qualité qu’on peut applaudir, et la beauté visuelle est telle qu’on ne peut quitter l’écran des yeux. La grande nouveauté est l’introduction du personnage incarnant littéralement le Temps, son habitat met en avant des couleurs assez sombres qui changent de l’extérieur. Le point fort de ces deux films résulte dans l’exploitation profonde du mouvement : les scènes dans la mer et sur les mécanismes de l’horloge ont cette agitation vraiment très bien réussie.

MAIS. Puisqu’il y a toujours un mais, le film possède un défaut qui plombe le travail fantastique réalisé en parallèle. Le scénario est d’une simplicité étonnante : oui, ce n’est pas un film de Christopher Nolan, mais tout de même, on devine dès le départ comment l’histoire se terminera. Imaginez qu’on vous propose un film où un personnage mange une part de gâteau, et cette même part de gâteau est la cause de toutes les agitations et des menaces scénaristiques ? On pourrait vraiment critiquer le film sur ce point, mais ce n’est pas tout. Il y a un manque et un problème de rythme constant, nous n’avons pas le temps de savourer ce qu’on nous offre, et tout s’enchaine de manière peut-être un peu trop fluide, sans réelle transition. Quant au jeu des acteurs, Johnny Depp perd véritablement du pouvoir qu’il avait auparavant, il joue correctement, mais n’impressionne pas non plus comme il pouvait le faire. Helena Bonham Carter est celle qui porte le film avec son interprétation parfaite du personnage de la Reine Rouge. Le film se renouvelle néanmoins sur un aspect, on découvre enfin les origines de certains personnages, comme le Chapelier Fou ou la Reine Rouge, et c’est une idée révolutionnaire puisqu’on ne pouvait absolument pas savoir ce qui leur était arrivé… N’oublions pas l’hommage rendu à Alan Rickman, décédé en janvier d’un cancer, il double pour la dernière fois, la chenille Absolem…

Note : 6/10. En bref, Alice de l’autre côté du miroir est un film parfait à la réalisation et au montage. Cependant, le scénario et le problème de rythme rend le film presque long, et lassant.

Bande-annonce :