MOVIE | Deadpool : Notre critique !

Rédigé par Pravine Barady







Réalisé par Tim Miller, réalisateur encore méconnu du grand public, Deadpool s’impose dans le box-office notamment grâce à une médiatisation très forte sur les réseaux sociaux. Son succès s’explique également par un casting fabuleux : Ryan Reynolds incarne Deadpool, à ne pas confondre avec Ryan Gosling. Morena Baccarin est sa dulcinée, actrice dans Homeland ou plus récemment Gotham. Et puis, le méchant avec une tête d’héro, Ed Skrein, acteur principal du dernier Transporteur. Il jouait également Daario Naharis dans la saison 3 de Game of Thrones. La musique du film a été réalisée par Junkie XL, aux commandes du prochain Batman v Superman et ayant effectué par exemple la bande-originale de 300 ou bien Strictly Criminal.

Synposis : Deadpool, est l'anti-héros le plus atypique de l'univers Marvel. A l'origine, il s'appelle Wade Wilson : un ancien militaire des Forces Spéciales devenu mercenaire. Après avoir subi une expérimentation hors norme qui va accélérer ses pouvoirs de guérison, il va devenir Deadpool. Armé de ses nouvelles capacités et d'un humour noir survolté, Deadpool va traquer l'homme qui a bien failli anéantir sa vie.


Le film est basé sur un voyage dans le temps, nous faisant naviguer entre présent et passé afin de nous briefer sur l’origine de ce personnage atypique puis uniquement du présent jusqu’à un dénouement explosif. Il faut dire que le scénario est plutôt original, Marvel incarne des valeurs de héros qu’on pourrait faire avaler à des enfants comme l’exemplarité de Captain America, mais celui-ci n’a rien à voir avec ces protagonistes portant des valeurs exemplaires.  Un homme en phase terminale de cancer, Wade Wilson est choisi pour subir des expériences afin de la guérir, mais tout ne se passe pas comme prévu, son corps étant endommagé comme jamais, il cherche à se venger… C’est un genre de Wolverine, une expérience qui se passe mal, sauf que Hugh Jackman reste beau-gosse. Il faut souligner l’importance du dialogue. La version comic-book de Deadpool est respectée malgré un simple -12 en France, le langage est cru et les scènes le sont également (nudité, violence, blagues sales). Ce fut un véritable débat de produire ce film par sa vulgarité qu’on ne pouvait pas écarter. 

Comme toujours, Stan Lee fait son petit caméo, on le remarque mais on espérait peut-être quelque chose de plus grandiose comme dans Avengers 2. L’humour noir très particulier rime avec Deadpool, il faut savoir saisir les références, parfois compliqué pour un débutant de l’univers. Les X-men sont par exemple évoqués un grand nombre de fois puisque Colossus et Negasonic Teenage Warhead en font parti, comme Charles Xavier… 

Que dire des deux génériques ? Le générique du début de film qui suit l’ouverture classique des Marvel est une pure merveille. C’est une simple image, arrêtée, et des zooms sont faits sur les différents plans. C’est surtout l’occasion d’y insérer des références pour connaisseurs comme la carte Green Lantern, échec sans précédent dans la carrière de super héro de Ryan Reynolds, un magazine avec Ryan Reynolds élu « L’homme le plus sexy » en 2010… Mais également une présentation particulière. Les noms ne sont pas donnés comme ils devraient l’être, on ne voit pas « Ryan Reynolds in Deadpool » mais « Le beau-gosse en costume ». Nous sommes ainsi directement plongés dans cet univers loufoque dès le générique. Quant à la scène post-générique, c’est du Deadpool tout craché ! La salle entière attend cette scène, et puis finalement, Deadpool nous dit qu’on attendait pour rien et qu’on devrait rentrer à la maison. Néanmoins, on découvre quelques informations du prochain film, comme par exemple le méchant : Cable. Cette scène est également un hommage à la scène post-générique de La folle journée de Ferris Bueller.

Les scènes d’actions sont d’une beauté jamais vues. On a vraiment l’impression que le film est basé sur une filmique particulière, comme s’il y avait en principe 3 caméras : une à terre, pour nous montrer son postérieur. Une à côté du personnage, pour nous embarquer avec lui afin de se dévoiler au spectateur. Ou bien une caméra au dessus pour l’effet badass. Les ralentis sont émerveillant, à en couper le souffle. Ce qui m’a vraiment amusé dans ce film est le fait qu’ils ne se prennent absolument rien au sérieux. Deadpool dit à un moment que « Ryan Gosling est devenu connu uniquement grâce à son physique », il critique également son rôle dans Green Lantern en disant « Pas de costume vert ou animé ».


Je pensais critiquer la durée très courte du film, dans les environs d’1h et 45 minutes, mais au final, il n’y a pas besoin de plus. C’est vraiment un film à but informatif, afin de nous lancer vers la suite, déjà prévue pour 2017. Contrairement au reboot très court des 4 Fantastiques, Deadpool est parfaitement réussi. Les acteurs jouent avec aisance. Ryan Reynolds est né pour jouer ce rôle, il le prend très à cœur (allez simplement voir son twitter ou ses interviews). 

Note : 9,9/10. En bref, un humour déjanté, des scènes d’actions époustouflantes, des acteurs parfaits…  Violence, humour, CHIMICHANGAS !

Bande-annonce :