Les critiques // Teen Wolf : Saison 5. Episode 18. The Maid of Gévaudan.

Rédigé par Coralie Damiani
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Teen Wolf s'est donné les moyens de faire un épisode extrêmement stylisé et très bien mise en scène !

L'épisode de cette semaine nous offre les premiers flashbacks sur des personnages qui nous étaient alors inconnus, et revient sur les origines de la « Beast » et sur la famille Argent car comme nous l'attendions tous : oui, c'est le retour de Crystal Reed, mais pas en tant qu'Allison. En parallèle, nous voyons nos héros bien mis à mal face à la « Beast ».

Nous découvrons ainsi la première chasseuse de la famille – de l'Histoire, même, apparemment – mais aussi, qui est la « Beast. La révélation fonctionne car elle relie des personnages qu'on a appris à aimer à un monstre dont on aimerait sérieusement se débarrasser. Mais, parce qu'il y a trop souvent un « mais » dans cette saison de Teen Wolf, nous comprenons difficilement comment la victime d'origine est devenue la créature... À croire que les scénaristes n'ont pas réfléchi à leurs idées jusqu'au bout. En effet depuis la saison, il nous est proposé des tonnes de bonnes idées qui n'aboutissent pas ou qui ne sont pas développées. Ici, déjà que nous ne comprenons pas les origines de la « malédiction », c'est aux téléspectateurs de faire le lien : « Ah oui, donc à chaque fois c'est une victime différente qui devient la 'Beast' ». Ce qui soulève une autre question : de quoi la « Beast » actuelle est censée se souvenir si elle n'est pas la même qu'au XVIIIème siècle ? Je ne veux pas m'avancer trop vite, mais j'imagine que nous ne le saurons jamais.

La fin de l'épisode nous révèle enfin, ou plutôt nous laisse croire pour l'instant, qui est la « Beast ». Et là encore tout cela dénature l'essence de Teen Wolf. Dans toutes les saisons jusqu'ici, il nous était donné la possibilité de deviner par nous-même qui était l'antagoniste. Or, et si la révélation finale s'avère correcte, il n'y avait aucun moyen de le deviner à l'avance et c'est bien regrettable.

Mais il est temps de parler de tout ce qui va bien dans cet épisode, parce que oui, il y a tout de même beaucoup de choses bien foutues ! À commencer par le visuel qui est juste à tomber par terre pour les scènes dans le passé. Que ce soit le cadre, les ambiances, les effets de caméra et surtout, les musiques qui sont franchement épiques, tout est bien maîtrisé. Seule la narration de Gerard est parfois superflue.

Les scènes au lycée le sont aussi par leur rythme effréné, leurs scènes pures d'action et dramatiques (on a rarement vu nos héros en si mauvaise posture) et encore une fois, grâce à la musique qui est définitivement trop géniale dans cet épisode. Par compte, il faut vraiment arrêter les ralentis, c'est juste plus possible...

On approche à grands pas de la fin de la saison et il est fort à parier que les deux mots d'ordre des derniers épisodes seront : action et épique. Le seul défaut majeur reste cette absence d'explications et au final, de bonnes idées jusqu'au bout. Nous sommes dans le flou le plus total concernant une bonne partie de l'intrigue, et même certains éléments de la saison 5A ont été balayés, comme si pendant le break nous avions tout oublié.

Note : 8/10. En bref, un épisode qui pèche sur la fond mais qui se rattrape grâce à sa forme et son esthétisme, en plus de proposer une forme de narration qui n'avait pas encore été exploitée jusque là.