Les critiques // Agent Carter : Saison 2. Episode 4. Smoke & Mirrors.

Rédigé par Julie Debelfort
Notre agent de la SSR revient pour son quatrième épisode qui nous en dit largement plus sur les deux protagonistes principaux de cette deuxième saison.

Dès les premières minutes de l'épisode, la série entre en scène avec un flashback. Autant vous dire qu'on était assez surpris de constater l'utilisation de cette méthode pour Agent Carter. Même si on savait qu'on en apprendrait logiquement plus sur Peggy Carter, on ne s'attendait pas à des flashbacks aussi direct et révélateur sur le personnage. Un bel atout, un outil utilisé à bon escient qui permet d'en apprendre plus sur le passé de Peggy bien avant que Captain America entre dans sa vie, mais outil qui a aussi servi à en apprendre plus sur le passé de sa rivale Whitney Frost. C'est dans ces moments là qu'on constate que bien que rivales, Peggy et Whitney ne sont pas si opposées que cela puisqu'elles ont toutes les deux, à un moment dans leur vie, refoulé la vraie personnalité qui se cachait derrière leur beauté apparente. Toutes deux ont connu des déceptions dans la vie, avec la perte d'un être cher pour Peggy, Michael, ce qui amènera notre héroïne à devenir l'espionne qu'elle est actuellement au sein de la SSR. Pendant ce temps Whitney (et son extrême intelligence) était méprisée par ses proches, sa mère et son compagnon de l'époque avant qu'elle ne rencontre à son tour l'homme qui allait la façonner.

Cet épisode est, tout comme le précédent, beaucoup moins centré sur l'action que ne le furent les deux premiers diffusés lors du season premiere. On sent que les scénaristes ont vraiment pris la peine d'approfondir aussi bien Carter que son ennemi, ce qui est en soi une bonne chose mais qui d'un autre côté fait quelque peu traîner l'intrigue en longueur. Cependant, cela permet de constater qu'au final, Whitney Frost n'est pas la future Madame Masque pour rien. Car quand on y regarde bien, Frost a toujours été madame Masque, elle s'est toujours feint une façade qui a permis pendant de nombreuses années de cacher la noirceur qui l'habite. Désormais, elle se révèle au grand jour, devant son mari et même la SSR, sans être témoin de son pouvoir, a pu comprendre le danger qu'elle représente véritablement depuis que la zero matter est entrée en elle. Reste à savoir ce qu'il va réellement se passer maintenant que Frost assume son rôle de « méchante » et qu'elle y prend même du plaisir.

En parallèle, Carter continue l'enquête avec l'Agent Sousa, mais sa hiérarchie au sein de la SSR la bloque quelque peu sur la marche à suivre. Peggy reste encore méprisée dans sa fonction d'Agent, à tel point qu'en plus de l'habituer à des remarques machistes elle a été reprise sur sa nationalité britannique (eh oui, pour des agents américains, c'est peu flatteur d'être sauvé par une étrangère), remarque blessante qui ne cesse de rappeler à Peggy son infériorité injustifiée. Par ailleurs, Peggy cherche toujours un moyen de rendre Jason Wylkes de nouveau normal, et qu'il retrouve sa corporalité avec l'aide d'Howard Stark, mais il n'y a pas vraiment de progrès de ce côté.

En bref : encore une fois un bon épisode, qui a su se montrer original en intégrant des flashbacks concernant l'héroïne et la méchante de cette saison. Cependant, bien que nous soyons ravis d'en apprendre plus sur ces personnages principaux, les autres personnages de la série n'ont pas vraiment été exploités lors de cet épisode et ont définitivement été relégués au second rang ce qui est quelque peu dommage. L'action s'en retrouve quelque peu ralentie et l'alchimie Jarvis/Peggy est moins visible tandis que le couple hilarant des Jarvis nous manque quelque peu.

Note : 6/10. En bref, le passé de Peggy et de Whitney est très intéressant à découvrir, mais la série devrait également apprendre à mettre plus avant les autres personnages. On a hâte que l'action reprenne son rythme dynamique aperçu lors du season premiere.