Les critiques // Doctor Who : Saison 9. Episode 8. The Zygon Inversion.

Rédigé par Nicolas Gardères
Après une introduction assez moyenne, autant sur le fond que sur la forme, la semaine dernière, ce second épisode apporte bien plus d’éléments intéressants. Que ce soit par les performances de haute volée du casting ou par les bonnes idées particulièrement développées, cet épisode apporte de très bonnes choses et boucle un double épisode non pas mémorable mais efficace.

Ce que l’on retiendra certainement de cet épisode, c’est avant tout la prestation de Jenna Coleman, jouant à la fois l’habituelle Clara Oswald mais aussi le Zygon ayant pris son apparence. L’actrice nous livre alors une performance irréprochable et apporte une petite couche supplémentaire à l’affection qu’on lui porte. Cette opposition entre Clara et son double apporte d’ailleurs des scènes très réussies comme l’interrogatoire, très bien amené et très bien retranscrit à l’écran.

Clara est donc une nouvelle fois clairement mise en avant dans cet épisode et on sent que le personnage arrive au bout de son histoire, mais cela n’empêche pas d’avoir de très bons développements. Une nouvelle fois, l’importance de ce personnage pour le Docteur est mise en avant et c’est très réussi. On sent déjà que leur séparation sera difficile à vivre.

Mais Clara n’est pas la seule à apporter ses atouts dans cet épisode. Le Docteur, une nouvelle fois porté par un Peter Capaldi en grande forme, apporte lui aussi toujours sont lot de bons développements. Son monologue dans les 15 dernières minutes de l’épisode, sur la guerre, ses causes et ses conséquences, s’avère très juste et va mettre tout le monde d’accord. Si on peut trouver la résolution au final un peu trop simple et optimiste, elle est pour le moins très juste et réussie.

Le Docteur apporte également une dynamique très intéressante avec Petronella Osgood, personnage sympathique que l’on avait déjà pu apprécier dans l’épisode des 50 ans de la série. On se demande même parfois si ce personnage pourrait faire un compagnon idéal pour le Docteur, Osgood apportant beaucoup de fraîcheur, cela paraît légitime.

En ce qui concerne le reste de l’épisode, malgré ses quelques moments prévisibles tout le long de l’épisode, il s’avère plus efficace et poignant que l’épisode introductif de la semaine dernière. Un peu moins dispersé, un peu plus fluide et plus prenant, l’épisode apporte son lot de très bonnes scènes et conclut très bien un double épisode efficace.

Note : 7,5/10. En bref, Doctor Who exploite très bien tout le potentiel que permettait cet épisode, en livrant des scènes originales avec Clara et son double, mais aussi en proposant des réflexions fascinantes sur la guerre à travers le Docteur. De très bonnes idées bien développées dans un épisode efficace.