Les critiques // Doctor Who : Saison 9. Episode 5. The Girl Who Died.

Rédigé par Nicolas Gardères
Cette semaine, Doctor Who lance un nouveau double épisode qui séduit sous bien des formes. Principalement construit comme un « simple » épisode, l’épisode prend dans ses dernières minutes une certaine ambition qui devrait nous amener vers un second épisode tout aussi, si ce n’est plus, efficace et intéressant à suivre.

La construction de l’épisode est particulièrement réussie, et assez différente des doubles épisodes précédents de la saison. En effet, pendant la première grosse demi-heure de l’épisode, on se retrouve face à un épisode construit avec un début, un développement et une fin ; on voit très bien que l’histoire va être bouclée et qu’elle dérivera ensuite plus sur le personnage de Maisie Williams lors du second épisode. Un personnage qui apporte d’ailleurs une fraîcheur appréciable et dont son importance va croître au fil des minutes.

L’épisode parait donc en quelque sorte banal pendant toute sa première demi-heure. Mais cette banalité n’est pas dérangeante dans un épisode qui s’avère très divertissant. On retrouve tout au long de cette partie une certaine ambiance légère, avec une succession de touches d’humour vraiment très réussies. Les blagues sur les vikings fusent et ça prend plutôt bien, complétant l’absurde de l’histoire sortie du contexte de la série. On se retrouve donc avec une partie d’épisode réussie, bien qu’habituelle.

Cet épisode va néanmoins faire croître son ambition au fil des minutes. Si on sent dès le départ que le personnage de Maisie Williams va s’avérer particulièrement important, ce n’est réellement que dans les dix dernières minutes que tout se met en place. Cette jeune fille rêveuse, battante, et pleine d’énergie va devenir le tournant de l’épisode que l’on n’attendait pas forcément sous cette forme.

Ce tournant aurait pu rester tel quel, l’épisode aurait pu se terminer là-dessus, mais non, la série va s’en servir pour réaliser un parallèle extrêmement bienvenu. On se rappelle avoir vu Peter Capaldi dans les premières saisons de la série, jouant le rôle d’un personnage assez lambda lors de l’explosion du volcan à Pompéi. La série va ainsi réaliser un parallèle logique entre cet épisode et le présent, permettant de répondre à une question que l’on avait fini par ne plus se poser, se basant sur les indénombrables absences de logique de la série.

Non seulement cette explication apporte une logique inattendue dans le développement de la série, mais il apporte également quelques scènes très nostalgiques avec l’apparition de Ten et de Donna. On ne s’y attendait pas, et c’est très réussi. Cette saison continue de surprendre par quelques tentatives originales et fait preuve d’une certaine régularité qui pouvait notamment manquer lors de la saison précédente. On espère que ça va continuer sur cette voie.

Note : 7,5/10. En bref, cet épisode de Doctor Who, à première vue banal mais très divertissant, gagne petit à petit de l’ambition au fil des minutes et nous livre quelques moments surprenants qui éveillent une nouvelle fois notre curiosité pour le prochain épisode.