Les critiques // Fear the Walking Dead : Saison 1. Episode 5. Cobalt.

Rédigé par Julie Debelfort
Et c’est partie pour le visionnage de l’épisode 5 de Fear The Walking Dead ! Attendez… on a dit cinq ? On est déjà à la fin de la première saison de la série dérivée de The Walking Dead, et force est d’avouer qu’on a pas beaucoup avancé ! Alors, qu’en est-il de cet épisode ?

Cobalt pourrait se traduire également en un mot : tension. Alors oui, je vous vois venir, c’est un peu l’ambiance depuis la diffusion de la série. Je suis d’accord sauf qu’en même temps, depuis l’enlèvement brutal de Nick et Griselda, les choses ont quelque peu changé, forçant certains personnages à révéler leurs vraies natures. Alors si Travis semble aussi naïf et peu enclin à reconnaitre le danger des infectés (il échouera au test des militaires), Daniel Salazar se révèle être non seulement quelqu’un de très préventif vis-à-vis de la situation actuelle, mais quelqu’un de très dur qui n’hésite pas à faire « ce qui est nécessaire ». Autrement dit, s’il doit se salir les mains, pas seulement en tuant des zombies mais en allant plus loin, il n’hésitera pas comme l’a montré cet épisode. Cette manière d’être de Daniel rajoute ainsi à la tension déjà énorme instaurée depuis le début. Tension qui va envelopper Travis et Maddison, ainsi que sa fille Ofelia. Si Madison prend plus ou moins parti de Salazar, ce n’est pas le cas de Travis et Ofelia qui risquent plus tard probablement d’avoir du mal à gérer cette histoire.

En parallèle, Moyers, le commandant militaire qui faisait la loi dans le campement, se retrouve disparu dans une probable marre de zombies à l’occasion d’une descente en ville. Ce qui fait que les militaires sont effectivement incapables de gérer la menace qui pèse depuis le premier épisode. Fait rapporté par le petit ami d’Ofelia, qui sous la torture, a reconnu que seuls les militaires devront être évacué à Los Angeles dans à peine quelques heures. Des faits donc qui ne nous étonne pas outre-mesure, seulement qui nous dégoute encore plus puisque l’armée elle-même abandonne son devoir  : protéger les citoyens.

Enfin, Alicia, sans Nick, se rapproche de Chris, et comme de vrais frère-sœur, se permettent de saccager une maison en guise de défouloir. Cet épisode ne les a pas vraiment dévoilés eux non-plus sous leur meilleur jour, puisqu’ils n’ont pas fait grand-chose. Néanmoins on peut se consoler en se disant que leur relation s’est améliorée. Par ailleurs, Nick, toujours retenu par les militaires, se retrouve redevable d’un mystérieux individu qui cherche à l’utiliser pour une future tentative d’évasion. Si l’homme n’est pas des plus sympathiques, il pourrait se révéler très utile par la suite, du moins pour la survie de Nick. Pour terminer, Griselda, la femme de Salazar meurt, et Liza elle-même est celle qui se servira d’un « pistolet d’abattoir » pour éviter qu’elle se transforme. Comme on le disait, cet épisode a véritablement révélé la nature et la force des personnages lorsqu’il s’agit de survivre et/ou protéger les autres.

Bilan : un bon épisode, déjà plus passionnant que le précédent, même s’il manque encore une certaine dynamique, comme cela arrive souvent pour The Walking Dead. Le season final sera, espérons-le, peut-être plus rythmé.

Note : 7/10. En bref, un épisode comme toujours fidèle aux débuts de Fear The Walking Dead, ni trop long ni trop court, mais pas forcément sensationnel.