Les critiques // Fear the Walking Dead : Saison 1. Episode 4. Not Fade Away.

Rédigé par Julie Debelfort
On se retrouve pour un nouvel épisode du spin-off de The Walking Dead. Et on se dit que déjà, c’est la fin de la saison étant donné qu’il ne reste plus que deux épisodes ! Mais reprenons là où on en était la semaine dernière, c’est-à-dire avec l’arrivée des militaires.

Cet épisode ne fut sincèrement pas des plus palpitants. Il y a eu des moments vraiment longs, avec des réactions somme toute prévisibles. La première d’entre elles est évidemment Travis, qui au départ, se range du côté des militaires et voit en eux des héros, des sauveurs. C’est là qu’on voit se mettre en place petit à petit l’effritement entre lui et sa femme, Madison, mais aussi ses enfants, notamment Chris qu’il ne prend pas au sérieux lorsqu’il lui parle de possible présence humaine derrière les grilles. Derrière les grilles en effet car l’armée a mis en quarantaine une zone de la ville et empêche les gens d’en sortir. Si ces mesures de précautions sont censées être rassurantes pour empêcher les gens de tomber malades, ce n’est manifestement pas le cas pour tous, notamment Madison, Chris et Daniel qui voient ces militaires d’un mauvais œil. Et nous aussi, évidemment, car on sait d’avance que l’armée ne stoppera pas l’épidémie et ça ne rend les soldats que plus énervants et désespérants.

Les militaires sont loin d’être les héros tant attendu, comme l’apportera cette fin d’épisode plus que dynamique. Mais avant cela, intéressons-nous à Ofelia, qui, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, s’entiche d’un militaire et tombe déjà dans les bras l’un de l’autre. Cliché à souhait et décevant. De même pour Nick, le fils de Madison, qui trouve le moyen de se shooter à la moindre occasion, ou encore pour Alicia qui semble être plus attirée par son petit-copain probablement décédé à l’heure qu’il est qu’à autre chose. Tout ceci contribue à une légère comparaison avec les personnages de The Walking Dead, et on se doit d’admettre que la plupart des personnages de la série dérivée sont moins intéressants et moins charismatiques d’épisode en épisode. Seuls Daniel et Madison tiennent la route, ainsi que Liza, fausse infirmière aux intentions louables mais qui se retournent contre elle. Pour le reste, on éprouve une sorte d’énervement constant après la naïveté évidente de Travis, après l’agressivité et la monstruosité dont font preuves les militaires, après l’égoïsme de Nick.

Mais comme dit plus haut, si cet épisode n’était pas le meilleur de la saison à ce stade, les dernières minutes ont véritablement reconquis notre cœur. Tout se passe très vite, et alors que Griselda Salazar est emmenée dans un mystérieux centre de soins, Nick est également enlevé de force par l’armée ! Les militaires le frappe même et se montrent sans pitié. Liza les accompagne (de son plein gré) et avec elle un vrai médecin assez énigmatique, ce qui déclenchera par la suite certainement une grande tension entre elle et Madison.  Travis tombe de haut et découvre que ses tant espérés héros sont tout juste humains. Les militaires tuent, purement et simplement, et Travis s’en le vouloir les amène directement à un autre survivant à tuer…

Bilan : un épisode plutôt long, dont les dernières minutes ont su rapidement nous re-passionner. Si ce n’est ce manque de charisme pour la plupart des personnages, Fear The Walking Dead tient quand même la route et continue de suivre son rythme auquel on a été habitué depuis le début. Les tensions grimpent, ce qui n’est d’un autre côté, pas pour nous déplaire.

Note : 7/10. En bref, heureusement que la fin de l’épisode a retourné la situation, provoquant ainsi par la suite, on l’espère, une réactions des personnages face à cette apocalypse imminente