Les critiques // True Detective : Saison 2. Episode 2. Night Finds You.

Rédigé par Michael Garcia
Après un « season premiere » qui a divisé la critique dans son ensemble, le second épisode était attendu au tournant, et force est d’admettre qu’il flirt constamment avec l’excellence. À vrai dire, si ce n’est à quelques détails près, tout est mené d’une main de maître, éclaircissant au passage quelques zones d’ombres grossières du premier épisode. 
La critique qui va suivre contiendras des spoilers.

Une temporalité plus claire, un épisode plus lisible et une intrigue bien plus compréhensible, voilà en quoi ce second cru se démarque de son prédécesseur. Les personnages se développent de plus en plus, et il est désormais plus aisé de les comprendre, certains comme Velcoro incitant tantôt à l’empathie tantôt à des sentiments plus mitigés. Présumé aux yeux du téléspectateur coupable du meurtre de son ex-femme,  il voit sa vie littéralement s’écrouler avec le temps qui passe, quasiment condamné à perdre son fils (voir critique de l’épisode 1). Alors une question reste en suspend, est-il vraiment mort a la fin de cet épisode ? D’un côté il semble peu probable que la série renonce à sa tête d’affiche après deux épisodes, surtout vu le « background » développé sur son personnage, d’un autre, se faire tirer dessus à bout portant deux fois d’affilé par un fusil à pompe, c’est loin d’être un léger accident domestique. Il sera plus qu’intéressent de voir la manière avec laquelle l’épisode suivant géreras cela, car l’on est en droit d’espérer un retournement scénaristique aussi fort que celui auquel l’on vient d’insister. 

Il est cependant trop tôt pour s’étendre sur tout les personnages, et il faudra attendre quelques heures supplémentaires de visionnage pour en savoir plus. Pour l’heure, c’est une légère impression de grossièreté qui ressort du lot, car il n’est pas un personnage qui n’est pas une déviance psychologique, comportementale, ou qui soit torturé par son passé. Cela donne un cachet exceptionnel à la saison certes, mais attention a ne pas supplanter le réalisme certain qui fait frissonner à l’idée des antagonistes de True Detective. D’ailleurs la scène ou le personnage de Rachel Mc Adams visionne du porno laisse perplexe ; est-ce une simple scène de remplissage ou une célibataire regarde du porno afin de combler un manque potentiel, ou alors est-ce elle aussi un personnage dont le rapport au sex sera décisif pour la suite? Affaire à suivre. Toutefois, elle reste pour le moment le personnage le plus stable de tous. 

Côté réalisation, c’est une certaine continuité qui semble s’établir, les décors sont travaillés, et l’ambiance parfaitement maîtrisée. Mention spéciale a la scène d’ouverture où le ton bleuté oppresse autant le spectateur que semble l’être le protagoniste qui raconte ses déboires d’enfance, mais nous y reviendrons, certainement, plus tard.

Note : 8/10. En bref, très bon épisode, maîtrisé de part en part, un régal si tenté que l’on arrive a totalement s’immerger dans les tréfonds sombres de Vinci.

Dans le prochain épisode :