Les critiques // Scandal : Saison 4. Episode 16. It’s Good to Be Kink.

Rédigé par Wyzman Rajaona
Si la semaine dernière, nous avions l'impression d'assister à un simple épisode de transition, il se pourrait bien que cette transition dure plus longtemps que prévu. Explications.

Olivia est peut-être rentrée chez elle mais son enlèvement lui a laissé de sérieuses séquelles sur le plan psychologique. Elle erre dans son appartement avec une arme, ne lésine pas sur les bouteilles de vin et n'est plus que l'ombre d'elle-même. Ce que le "problème dont il faut s'occuper" de la semaine a parfaitement compris. Incarné par Lena Dunham de Girls, ce problème est assez conséquent. Après s'être fait virer par son boss pour avoir refusé de coucher avec, Sue (le personnage que Lena Dunham incarne) décide de prendre sa revanche sur les hommes, a des rapports sexuels avec des politiciens de Washington et livre le tout dans un livre sulfureux. Malheureusement, parmi ses conquêtes, on retrouve le Léo d'Abby... et le David d'Abby !

A côté, Mellie et Fitz annoncent à Cyrus et Abby que la First Lady souhaiterait mener campagne pour le poste de sénatrice de Virginie maintenant qu'il est vacant. Comme toujours exaspéré, Cyrus fait mine de coopérer. Et pour être sûr que toutes les chances seront de son côté, il tente de mettre la main sur le fameux livre. Ce qu'Olivia ne peut accepter et qui lui rappelle à quel point elle déteste la manière dont pensent certains de ses collaborateurs. Cyrus en l'occurrence. Enfin, Huck met la pression sur David pour qu'il lui offre l'immunité complète, en échange de son précieux témoignage. Résolu, Huck va jusqu'à tuer pour cette immunité.

Très axé sur la participation de Lena Dunham, ce nouvel épisode a tout de l'ode au féminisme. Sue n'a pas froid aux yeux, elle n'a pas peur de ce que la presse ou les gens diront si son livre et son histoire deviennent publiques. Pragmatisme obligé ! Et force est des constater que cela n'est pas pour nous déplaire. Si le personnage n'a rien de sympathique, ses motivations sont tout à fait louables. Tout comme le speech qu'elle fait à Olivia sur la manière dont elle gère désormais chaque affaire. Autre speech féministe : la discussion entre Abby et Léo. Oui, ils font le même job. Oui, ils sont tous les deux très compétents. Et malheureusement oui, parce qu'elle est une femme, on l'a rattache constamment à un homme et un tel scandale l'éclabousserait davantage. Enfin, on ne peut pas passer outre la scène entre Mellie et Elizabeth. Si l'on a toujours eu du mal à cerner et apprécier ces deux personnages, l'idée qu'elles s'associent pour une plus grande cause que leurs sales petites affaires a quelque chose de très excitant.

Grâce à un guest-star de choix, qui ne faisait pas forcément l'unanimité parmi nous, les scénaristes de Scandal se permettent un (nouveau) petit laïus sur les difficultés rencontrées par les femmes dans le milieu de la communication, la politique ou n'importe quelle industrie. Bref, sur la place des femmes dans notre société. Sans jamais forcer le trait, les scénaristes parviennent à faire de chaque personnage féminin de la série un élément vital. Si Olivia est un peu sur le carreau ces temps-ci, ce n'est pas grave. La vice-présidente est là, la première dame est là, Abby est là, Elizabeth est là et même Quinn est là pour nous rappeler qu'elles ne sont pas des faire-valoir. Loin de là ! Si l'on regrettera la fin tragique de Sue, on ne peut pas dire que ce soit un gros frein à la série. Reste désormais à savoir si les hommes de la série savent faire autre chose que tuer et boire du whisky...

Note : 9/10. Bref, c'est beau le féminisme assumé!

Dans le prochain épisode :