Les critiques // The Walking Dead : Saison 5. Episode 11. The Distance.

Rédigé par Jordan Taffinovic
Pour la première fois depuis longtemps, The Walking Dead m'a agréablement surpris. Alors que j'avais trouvé l'épisode de la semaine dernière plutôt mauvais, celui-ci représente ce que doit être la série, selon moi.

Aaron arrive tel un messie. Il promet au groupe un lieu où ils seront en sécurité, des morts comme des vivants. Rick ne prend aucun risque. Il n'hésite pas à tomber parfois dans l'excès pour protéger son groupe et à prendre toutes les précautions qu'il juge nécessaires. En témoigne par exemple le coup de poing qu'il assène à Aaron, sans raison apparente. Il faut dire que le Shérif a gagné en expérience. Il rappelle à Michonne que Woodbury et le Terminus étaient eux aussi censés être des Eldorados. Rick semble plus marqué qu'il n'y paraît. Plus les épisodes défilent, et plus les décisions se prennent en groupe, de moins en moins sur ordre du grand chef.

Pour une fois, l'épisode ne traîne pas en longueur. Après avoir vérifié les dires d'Aaron, le groupe part en direction de ce fameux camp. Rick met indirectement le groupe en danger en choisissant de prendre un autre itinéraire que celui conseillé par le nouvel arrivant. Le shérif deviendrait-il néfaste pour les survivants ? Le contexte nocturne rend les scènes de combat plus fortes, plus angoissantes. Les vitres de la voiture teintées d'un rouge « sang de zombie » peuvent vaguement faire penser à du Tarantino, toutes proportions gardées bien entendu. J'ai bien cru que Glenn n'y survivrait pas. On se prend au jeu dans cet épisode, l'adrénaline provoquée par les coups de feu et un groupe dispersé à cause des nombreux rôdeurs est bien retransmise aux téléspectateurs, chose assez rare pour le souligner. Habituellement, quand je regarde le temps qu'il reste à l'épisode, c'est pour savoir quand il se termine. Aujourd'hui, c'était plutôt pour savoir combien de temps il me restait à profiter. 

Finalement, le groupe s'en sort, et arrive aux portes d' «Alexandria », nom du camp d'Aaron, premier personnage gay de la série, où des rires d'enfants se font entendre. Le soulagement des survivants est palpable, il semblerait que cette fois-ci, il n'y ait pas de traquenard. À moins que ? 

Note : 8/10. En bref, un bon épisode, pour une fois, on ne doit pas attendre plusieurs épisodes pour arriver à l'essentiel. Ça donne un épisode plein de rebondissements durant lequel on ne s'ennuie pas.