Les critiques // Looking : Saison 2. Episode 6. Looking for Gordon Freeman.

Rédigé par Wyzman Rajaona
Ralala ! Il n'y a pas à dire, les scénaristes de Looking sont géniaux. Je sais que l'on vous rabâche cela, mais semaine après semaine, ils font preuve d'une justesse désarmante. Leurs répliques et intrigues sont si bien écrites que l'on en vient à se demander pourquoi celles d'autres séries sonnent aussi faux.

Patrick s'apprête à fêter Halloween en grande pompe avec ses amis, dans sa maison. L'occasion rêvée de sortir d'affriolants déguisements et de boire plus que de raison. Lors d'un passage éclair à son travail, Kevin lui apprend qu'il va sans doute repartir pour Seattle avec John, sous prétexte que ce serait mieux pour tout le monde. Bien. La journée de Patrick est aussitôt gâchée. Entre ce trop-plein d'amour autour de lui (Doris/Malik + Agustin/Eddie + Richie/Brady) et l'arrivée de Kevin et John à sa soirée, c'en est trop pour le futur trentenaire. Il se ridicule comme il se doit, nous laissant sans savoir si l'on doit rire ou avoir de la peine pour lui. Peut-être les deux ?

A côté, Agustin force un peu les choses pour que sa relation avec Eddie évolue dans le sens qu'il souhaite et Doris reconnaît être effrayée par les tournures que prennent les choses avec Malik : eh ouais, elle l'aime vraiment beaucoup ce grand gaillard. Complètement porté sur les relations amoureuses des personnages, ce nouvel épisode ne délaisse pas pour autant les rapports amicaux entre nos protagonistes. Sous l'effet de l'alcool, Patrick dit ainsi à Agustin ce que nous pensons tous (qu'il serait bon qu'il ramène enfin des sous à la maison). De plus, relation Doris/Dom demeure l'une des plus jolies choses actuellement à la télévision. Et je pèse mes mots !

De la même manière que les filles de Girls le font régulièrement, Patrick se ridiculise ici complètement. Mais ce n'est pas une mauvaise chose car à force d'être un garçon propret, il finirait presque par nous lasser. Bien que l'on n'aime pas que les choses soit dites dans ce type de circonstance, le voir en pleine névrose sur son costume de Gordon Freeman (qui donne son titre à l'épisode) ou sur la prise d'une pilule préventive pour le Sida est franchement comique. Rien qui ne soit à se taper le cul par terre, mais suffisamment pour que l'on esquisse plusieurs sourires. Toujours trop court, cet épisode laisse comme un goût d'inachevé : John est toujours le dindon de la farce, le mec trompé qui sourit à tout-va et l'on ne sait pas vraiment où Patrick et Richie vont. Si l'on est partant pour une amitié, certains regards ne trompent pas. Et c'est encore une affaire à suivre...

Note : 7/10. En bref, on veut vite voir la suite !