Les critiques // Better Call Saul : Saison 1. Episode 3. Nacho.

Rédigé par Jordan Taffinovic 
Après un “season premiere” de deux épisodes en deux jours, Better Call Saul reprend un rythme normal. Malheureusement diront certains, dont moi. Pour ce troisième épisode, intitulé “Nacho”, nom de l'un des bras droits de Tuco, Better Call Saul confirme son bon départ et va même au-delà. L'histoire est centrée sur la famille Kettlemens. Accusé d'avoir détourné 1.6 million de dollars dans les épisodes précédents, le couple avait refusé les services de Jimmy pour les défendre. Nacho ayant eu vent de l'affaire se met en tête de dérober le possible magot.

Les bases sont posées, et l'action se déroule évidemment de manière imprévue, comme toujours avec Vince Gilligan aux commandes, il est difficile de deviner à l'avance ce qu'il va se passer. Alors que Jimmy, émeché au beau milieu de la nuit décide de prévenir la famille du risque qu'elle court, de manière totalement loufoque, elle disparaît subitement le lendemain laissant penser à un enlèvement. Le principal suspect est évidemment Nacho. L'histoire se déroule rapidement, avec un humour parfaitement dosé, les scénaristes osent et ça fait plaisir à voir. 

Très vite, Jimmy se retrouve une nouvelle fois dans de beaux draps, puisque Nacho lui ordonne de le faire sortir du commissariat le jour même sous peine de représailles. L'avocat fera preuve d'un sens de l'observation intéressant. La peluche de la petite fille n'est pas dans la chambre, c'est qu'elle a forcément eu le temps de la prendre. Si cette hypothèse ne retient pas l'attention des policiers, Mike, qui sort enfin de sa cabine dans cet épisode soutient Jimmy. Serait-ce là le début de leur association ?

Finalement, Jimmy avait raison. La famille n'a pas été kidnappé, mais a bel et bien simulé cet enlèvement pour profiter pleinement des millions détournés. Il évite ainsi de finir enterré dans le désert, comme beaucoup avant lui... Ou même après. Certains savent de quoi je veux parler.

Note : 7/10. En bref, un épisode assez rythmé, cette touche d'humour devrait faire de Better Call Saul une série à part entière et non plus un rejetons de Breaking Bad.