Les critiques // Better Call Saul : Saison 1. Episode 2. Mijo.

Rédigé par Jordan Taffinovic
A peine le temps de se remettre du premier épisode que le second est déjà là ! Better Call Saul a réussi son entrée en matière (record d'audience pour un épisode pilote sur AMC) et remet ça dès le lendemain.

On retrouve donc Jimmy, tentant d'argumenter avec Tuco grâce à ses qualités d'avocat. Mais le dialogue n'est pas le point fort du latino, et Jimmy se retrouve les mains liées dans le désert. Une scène qui n'est pas sans rappeler quelques moments fort de Breaking Bad. Si Jimmy s'en sort sans égratignures, notamment du fait de sa profession, ce n'est pas le cas des deux jeunes skateurs qui ont évité la mort de peu. Le futur Saul Goodman négocie en effet avec le gang pour éviter qu'ils ne soient tués, comme lors d'un procès : “Il faut une justice juste, oeil pour oeil.”,  Tuco interpète à sa façon en décidant de briser une jambe aux deux escrocs. Une moindre peine, au vu du sort qui leur était réservé.

Tuco n'est pas encore connu à l'époque, mais nul doute que ses méthodes feront de lui quelqu'un de craint à Albuquerque. La scène est assez longue, mais l'issue inattendue. Difficile de regarder la série, sans penser à son ancêtre. Le plan large dans un désert du Nouveau Mexique, les réactions souvent disproportionnées de Tuco... On reconnaît facilement la patte de Vince Gilligan. La suite de l'épisode est plus calme et centrée sur la carrière de Jimmy. Il défend plusieurs clients avec succès dans une scène assez rapide “It's showtime” dit-il. S'il est toujours en manque d'argent, nul doute que la roue soit en train de tourner.

La performance de Bob Odenkirk (Jimmy M. McGill) est à noter. J'étais assez sceptique sur ses capacités à tenir le premier rôle dans une série, il le fait pour le moment à merveille bien qu'il n'ait pour le moment pas encore eu de scène demandant des talents d'acteurs hors du commun. 

Note : 7/10. En bref, dans la lignée de l'épisode précédent, pas mauvais, pas hors normes. Le juste milieu est parfaitement trouvé entre les moments “sombre” et ceux un peu plus légers.