Les critiques // Looking : Saison 2. Episode 2. Looking for Results.

Le temps passe et les choses changent à San Francisco. Ah oui, vraiment ? Si le season premiere de la semaine dernière était une très belle entrée en matière, force est de constater que les choses sont bien différentes cette semaine. Explications. Kevin trompe John avec Patrick. Partout, tout le temps. S'il essaye de se convaincre que cela lui va, Patrick a de sérieux doutes sur ce qu'il se passe entre eux. Désormais au courant de cette liaison, Dom et Agustin sont aussi perplexes que leur ami. Mais à force de mentir et de se mentir à eux-mêmes, Patrick et Kevin finissent par s'y perdre...

Peu s'en faut, les scénaristes de Looking ont pris en compte les remarques et les critiques liées à la première saison. Enfin, ça c'est que l'on pourrait penser en ne gardant en tête que les grandes lignes. Ainsi, si l'on a l'impression que Patrick a énormément changé, il n'en est rien. Oui, il couche désormais avec Kevin. Oui, il prend du bon temps avec lui. Oui, c'est inhabituel, inattendu et forcément prise de tête. La preuve avec cette petite marque sur son corps qui réveille immédiatement toutes ses plus grandes frayeurs. La manière dont il réagit est à rapprocher du comportement de l'héroïne de Girls, et ça on déteste ! Si le parallèle entre les deux séries est inévitable, on aime Looking pour la bonne gestion des crises névrotiques des protagonistes. Patrick a beau être le personnage principal, celui auquel on est censé s'identifier le plus facilement, le voir réagir de manière aussi disproportionnée n'a rien de plaisant ou de drôle. C'est chiant ! Pattie, on sait que tu vaux mieux que ça alors ressaisis-toi.

Deuxième point qui fâche : Agustin. On portait de grands espoirs sur le petit Hispanique cette saison, mais même après deux épisodes, on ne sait pas quoi en faire. Le personnage tournerait-il vraiment en rond après seulement 10 épisodes de la série ? C'est l'impression que cela donne. À moins que les scénaristes ne nous réservent une très bonne surprise (Agustin se trouvant un job par exemple), on redoute le pire pour la suite. Seule petite éclaircie le concernant cette semaine, la scène avec Scottie. Si le garçon n'a jamais rien apporté à l'ensemble, il a ici l'intérêt de remuer le couteau encore un peu plus dans la plaie. "Tu vois Frank souvent ? – Tout le temps !" Ça c'est fait.

Passons à Dom. Désormais bien installé avec son "baby daddy", le quarantenaire semble enfin épanoui. Sans doute le plus réfléchi des trois, Dom se pose des questions et en pose. Et les bonnes qui plus est. À croire qu'il n'y a que l'amour qui rende les héros de la série attachants. Et ce n'est pas franchement une bonne nouvelle ! Pour le reste, on s'approche comme toujours de la perfection. Les jugements moraux sont adéquats. La bande originale est entraînante, faite de morceaux proches de "must-have". La mise en scène est explicite et lumineuse, et les jeux de lumière pertinents et cohérents. En d'autres termes, ici encore on ne fait pas dans les fioritures ou les symboliques inutiles. Cela étant dit, l'épisode vaut surtout le coup d'œil pour les fesses de Russell Tovey et sa danse finale. Voilà en effet de quoi ravir tout le monde : les fans de la première heure et les déçus de la première saison.

Note : 8/10. En bref, c'est bien. Mais ça pourrait être bien mieux !

Par : Wyzman Rajaona