Les critiques // Constantine : Saison 1. Episode 2. The Darkness Beneath.

Après un pilote qui avait su convaincre, place à ce second et nouvel épisode de la série Constantine qui a été diffusé le soir d’Halloween. Se pourrait-il que nous ayons droit à une débauche d’horreur ou l’épisode en question suivra-t-il un cours normal ? La plus grosse question concernant The Darkness Beneath était de voir comment la production allait réussir (ou non) à amener le personnage de Zed qui remplace celui de Liv, évincée du pilote, comme partenaire féminin de notre exorciste et maître des arts occultes préféré, John Constantine.

Zed, c’est cette jeune femme qui passe ses journées à faire des croquis en tous genres de Constantine, parce ce dernier ne fait que hanter ses nuits. Du coup, lorsqu’elle le croise en pleine rue (magnifique bousculade absolument pas surjouée, d’ailleurs), elle saute sur l’occasion de lui demander de lui venir en aide. En rappelant que s’ils se rencontrent aujourd’hui, c’est très certainement leur destinée.  On sent bien que le personnage n’est pas aussi clair qu’il en a l’air, et s’installe au départ un jeu de chat et de la souris, avec Zed qui joue également sur un côté de séduction. Mais en l'occurrence, le personnage apporte-t-il quelque chose ? Premièrement, une présence, puisque le cast principal se résume ici à deux personnages (l’acolyte de Constantine étant mis de côté dès le début de l’épisode), et si elle n’est pas inintéressante, disons qu’elle n’ajoute rien de transcendant.

Il en va de même pour l’intrigue. John Constantine se rend dans une petite bourgade paumée, dont l’économie subsiste miraculeusement grâce à la mine du village – sauf que depuis quelques temps, certains mineurs meurent dans des conditions mystérieuses. Mmmh. Difficile de voir d’où va venir le problème. Sans vouloir faire trop de dépréciation, l’histoire se laisse suivre comme n’importe quel « freak of the week ». Cette intrigue n’est reliée à rien de particulier. Ce qu'il manque c'est une vraie trame principale, de vrais enjeux, et surtout un ancrage réel dans l’univers DC Comics/Hellblazer, que je ne retrouve pas ici. Mais sinon Matt Ryan est toujours excellent en Constantine. La réalisation est agréable, les effets spéciaux sont réussit et la bande son ... excellente ! Avec des thèmes qui font vraiment rentrer dans la série. On retrouve ces petits violons saccadés qui rappellent du Zimmer.

Note: 6/10. Assez bon épisode mais on s'attendait à mieux, vraiment !

Par : Jordan Foulon